Le pin à crochets, un arbre endogène des montagnes des Pyrénées-Orientales

Le pin à crochets est appelé ainsi car la base des écailles de ses cônes est recourbée.

Il est présent dans les montagnes des Pyrénées Orientales depuis bien avant l’ère glaciaire et il a survécu à celle ci.

Son écorce est grise, ses aiguilles vert foncé, attachées par deux. Sa hauteur est comprise entre 10 et 25 mètres. Plus on monte en altitude, plus il est petit et « rabougri » pour supporter les fortes amplitudes thermiques et le vent violent.

Il peut vivre jusqu’à 2000 ans et croît de 1500 m à 2700 mètres (étage subalpin) parmi la lande et les rhododendrons. Une fois mort, il se momifie et continue à rester intact.

On peut dire qu’il est spécifique des montagnes des Pyrénées Orientales car le département concentre à lui seul plus de la moitié de sa surface de distribution dans le monde.

Il pousse sur les sols acides et dans les zones humides (eaux stagnantes ou mouillères et tourbières). Il croît en peuplement pur, là où les autres espèces d’altitude sont absentes. Depuis, d’autres essences ont été plantées : sapins, pins sylvestres, mélèzes, feuillus, bouleaux, épicéas etc…

Le pin à crochets ou pin de montagne est particulièrement bien adapté à son environnement : il peut pousser sur des pentes abruptes, dans les minces fissures d’un rocher, sur des falaises, dans le roc et des éboulis. Il aime le soleil et peut aussi bien résister à la sécheresse, qu’au froid et au vent.

Il nourrit les oiseaux comme le Grand Tétras, les pinsons et les mésanges huppées (surtout l’hiver quand la végétation est rare); les rongeurs (écureuils roux, loirs et lérots); les mulots et les campagnols; le pic épeiche qui y creuse sa loge et le bec croisé des sapins.

L’homme utilise sa résine pour confectionner la poix et des torches, et le bois pour se chauffer, pour fabriquer des charpentes et en menuiserie. Dans le département, on s’en sert aussi pour fabriquer des palettes et du bois aggloméré. On l’utilise également pour le reboisement (car c’est une essence très prolifique, chaque arbre produisant trois millions de graines) et pour lutter contre l’érosion et maintenir les sols.

Avec le réchauffement climatique, il est malheureusement attaqué par les chenilles processionnaires qui montent de plus en plus en altitude.

 

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