Le Four Solaire d’Odeillo

Font-Romeu  jouit d’un très grand ensoleillement et d’un air d’une exceptionnelle pureté. Ces deux caractéristiques ont amené l’implantation à Odeillo d’un four solaire dont voici l’histoire en quelques lignes :

Le chimiste français Félix Trombe et son équipe ont réalisé à Meudon en 1946 une première expérience à l’aide d’un miroir de DCA pour montrer la possibilité d’atteindre de hautes températures très rapidement et dans un environnement très pur, grâce à la lumière du soleil fortement concentrée. L’objectif était de faire fondre du minerai et d’en extraire des matériaux très purs pour confectionner de nouveaux matériaux réfractaires plus performants.

Pour concrétiser cette filière et en tester les diverses possibilités, un premier four solaire fut construit à Mont-Louis en 1949. Quelques années après, sur le modèle du four de Mont-Louis et au vu des résultats obtenus, un four solaire de taille quasi industrielle fut construit à Odeillo. Les travaux de la construction du Grand Four Solaire d’Odeillo durèrent de 1962 à 1968 pour une mise en service en 1970.

       

Fervents partisans de l’énergie solaire et à la suite du premier choc pétrolier de 1973, durant la deuxième moitié des années 1970, les chercheurs du four solaire d’Odeillo orientèrent davantage leurs travaux vers la conversion de l’énergie solaire en électricité.
Ces travaux participèrent à l’étude d’une centrale solaire thermique qui sera réalisée par EDF en 1983. C’est la centrale THEMIS dont l’expérimentation dura de 1983 à 1986.
La fermeture aux expérimentations solaires de la Centrale Solaire Thémis entre 1987 et 2004 signifiait la mise en sommeil des recherches sur la conversion de l’énergie solaire en électricité. Le laboratoire du Grand Four Solaire d’Odeillo recentre son activité sur l’étude des matériaux et la mise au point de procédés industriels avec l’appui de Claude Dupuy de Crescenzo, devenant le laboratoire de l’IMP (Institut de Science et de Génie des Matériaux et Procédés).

Avec le retour des préoccupations énergétiques et environnementales, le laboratoire s’implique à nouveau dans la recherche de solutions concernant l’énergie et l’environnement, sans renier ses compétences uniques dans le domaine des matériaux et procédés. PROMES (Procédés Matériaux et Energie Solaire) – c’est le nom actuel du laboratoire – travaille aujourd’hui, en plus des recherches sur les matériaux, sur différents systèmes de production d’électricité, d’extraction de l’hydrogène par voie solaire et divers procédés de retraitements de déchets (y compris radioactifs).

          

 

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