Le Grand Hôtel

 

                                               

 C’est Albert Lafargue (un Perpignanais professeur de mathématiques dans un lycée Parisien) qui a eu l’idée le premier de la construction, dans la forêt de la Calme, au dessus d’Odeillo, d’un palace et d’un casino. Il s’associe à la « Compagnie des Chemins de Fer du midi » et une Société Anonyme est crée pour lever des fonds.

            

La conception du bâtiment, proposée dans le style Art Nouveau, est confiée à deux architectes Parisiens : messieurs Louis Trinquesse et Henri Martin. C’est ainsi que la première pierre est posée le 28 août 1910.

             

Tout le gros oeuvre sera réalisé en granit. Le palace comprendra 200 chambres avec un confort moderne pour l’époque. Il y aura plusieurs halls et salons et un parc boisé sera aménagé. L’hôtel sera pourvu du téléphone et du télégraphe ainsi que de tous les équipements sportifs nécessaires : terrains de tennis, croquet, patinoire, golf, piste de luge, de curling, de bobsleigh et de ski. Le casino aura sa salle de baccara, sa roulette et autres jeux. On trouvera aussi une bibliothèque, des salons de repos avec bars, des salles de dancing pour le plaisir de la riche clientèle. Enfin, des salles des fêtes feront office de salles de théatre ou de cinéma.

              

Le personnel de service comprendra une centaine d’employés. Ainsi est né, fin juin 1913, le « Grand-Hôtel », que l’on comparera à « un paquebot des cimes ayant jeté l’ancre dans la grande houle des sapins pleins de vent ». Dès son ouverture,  aidé par une publicité vantant les mérites de l’ensoleillement, de la luminosité et de la pureté de l’air de la Cerdagne, le Grand-Hôtel refusera du monde. Hélas, il va devoir fermer ses portes, lorsqu’éclate la première guerre mondiale. C’est en juin 1918 qu’il pourra ouvrir à nouveau. Les clients viennent de France, d’Angleterre, d’Espagne, de la Hollande et des U.S.A. Pourtant, le palace fermera une nouvelle fois ses portes en 1939, avec le début de la deuxième guerre mondiale. Après la guerre, la jet-set, les têtes  couronnées de l’époque et autres artistes, écrivains et célébrités ne seront plus en mesure de fréquenter l’établissement. Certains étages du Grand-Hôtel seront alors mis en vente et une structure hôtelière allégée (dirigée par René Chamayou, qui sera aussi maire de Font-Romeu) continuera à recevoir une clientèle mondaine.

L’hôtel ferme définitivement en 1975 et devient une résidence divisée en appartements.

         

 

 

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