En Cerdagne et en musique avec Déodat de Séverac

Le cycle pour piano Cerdaňa imaginé par Déodat de Séverac en 1911 est le souvenir d’une équipée en Cerdagne. Comme les titres des divers morceaux qui le composent l’indiquent (voir ci-dessous), le musicien a voulu souligner le travail et la foi ardente des paysans de cette terre montagneuse. L’atmosphère du cycle est lumineuse et sensuelle. Elle plonge l’auditeur dans un tourbillon d’impressions pittoresques.

 « Déodat de Séverac prend appui sur l’assise inébranlable de la terre […] épaisseur substantielle de la vie » (Vladimir Jankélévitch La Présence lointaine, Albéniz, Séverac, Mompou, Seuil, Paris 1983.

Pour François-Michel Rignol, pianiste et professeur au conservatoire de Perpignan, qui a enregistré l’intégrale de l’œuvre pour piano du compositeur né dans le Lauragais et Cérétan d’adoption : « Déodat de Séverac se nourrit de tout. Il a le sens de la grandeur et du tragique. Il aime faire la fête mais il est aussi un solitaire habité d’un sentiment mystique. Chaque œuvre révèle une facette particulière de ses perceptions. Il accueille le monde plus qu’il ne le crée ».

La suite Cerdaňa contient 5 pièces :

En Tartane (L’arrivée en Cerdagne) – Les fêtes (Souvenir de Puigerda) – Ménétrier et Glaneuses (Souvenirs d’un pèlerinage à Font-Romeu) – Les Muletiers devant le Christ de Llivia (Complainte) – Le retour des Muletiers

Ecouter : « Ménétrier et Glaneuses (Souvenirs d’un pèlerinage à Font-Romeu) » ^par jordi Maso : https://www.youtube.com/watch?v=oCo6C-qHvc8

Sources :

Barou, Jean-Pierre. Matisse ou le miracle de Collioure. Indigène Éditions, 1997.

Bonnery, Serge. « Lumières de Séverac ». L’épervier incassable. Blog. http://lepervierincassable.net/spip.php?article267

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