Il y a 100 ans : Font-Romeu dans les pages de la Revue des Deux Mondes

Louis Bertrand, « Font-Romeù – Au pays des Notres-Dames », Revue des Deux Mondes, 6e période, tome 47, 1918 (p. 329-362)

En 1918, quelques semaines avant la fin du conflit mondial, un long article sur Font-Romeu paraissait dans la prestigieuse Revue des Deux Mondes. Signé de l’écrivain et essayiste Louis Bertrand, il compte quelques-uns des plus belles pages écrites à ce jour sur Font-Romeu et ses environs. Sous la plume élégante du futur académicien, la « petite Cerdagne » se pare de l’aura puissante d’une terre de confins et de « passages ». « Coin de terre privilégié immédiatement intelligible pour l’âme », elle se découvre tout à la fois austère « cuve granitique » gardée par de hiératiques sommets aux impassibles visages semblables à ceux des sphinx de l’Egypte antique et somptueux manteau tissé de prairies aux mille fleurs et serti de lacs et de « mouillères ». Etayée par la grande érudition de l’auteur, la description des hommes et des femmes vivant dans ces marches reculées rappelle la diversité des origines ethniques et la richesse des croisements culturels issus des vagues d’invasions successives (Maures, Goths et Francs).

Le récit historique se double d’une approche quasi-ethnographique pour évoquer les travaux et les jours de l’habitant de Haute Cerdagne, indifférent à « l’étranger » — notamment le touriste fortuné en villégiature dans une « station de montagne » à la mode « été comme hiver » comme le vantent les affiches publicitaires de l’époque. Par cette attention à l’autochtone, l’écrivain tient lui aussi à se démarquer de la clientèle de l’hôtel à la terrasse ornée de « torchères de bronze » et de « bordures de géraniums aux vermillons ardents » où il réside (sans nul doute le Grand Hôtel). C’est en amateur éclairé qu’il entend exprimer son attachement à cette contrée, mêlant références érudites et remarques montrant qu’il a éprouvé son pas sur les sentiers, exercé son œil sur la ligne des pics et son oreille aux accents « âpres et sonores » du parler et des chants catalans, comme ces goïgs dont il reprend volontiers quelques refrains.

De fait, la sensibilité poétique qui attache son regard au paysage pour en relever la palette (verte, noire, mauve, fauve, ferrugineuse et perle) et les particularismes géologiques ou climatiques confère à son récit une authenticité susceptible de toucher le lecteur encore aujourd’hui, d’autant si celui-ci est familier du lieu. On soulignera ainsi la curiosité de l’écrivain pour ces « d’énormes amoncellements de roches, visibles de tous les points de la vallée », qu’il compare à des « postes de vigie ». Ou encore pour ce phénomène qu’il nomme « brouillard » et qui s’apparente au flux et au reflux d’une immense mer de nuages, localement appelée « Marin » ou « Carcanet » selon qu’elle déferle en Cerdagne par la vallée de la Têt ou celle du Capcir. On sera également sensible à son plaidoyer en faveur d’un inventaire du patrimoine roman formé par les sanctuaires qui « pullulent » dans le paysage et le maintien de leur mobilier (retables, statuaire, tableaux) dans le lieu en vue de réaffirmer le lien entre les traditions religieuses de la population et le geste de l’artisan ou du bâtisseur médiéval.

Tout le propos de Louis Bertrand est en effet de souligner ces « continuités » qu’il perçoit entre la terre, la langue et les hommes de Cerdagne. C’est dans ce sens qu’il écarte rapidement les très belles mais fugaces impressions visuelles qui informent les premiers paragraphes de son texte pour se concentrer sur les éléments qui sous-tendent sa démonstration, notamment les « notre-dames » de son titre, au premier rang desquelles figure celle de l’Ermitage de Font-Romeu, la « dame du camaril »,  objet d’une éblouissante description. Car le but de l’auteur est bien de prouver que la Cerdagne est l’un de ces foyers où perdure la grande « unité latine catholique » susceptible de participer à la renaissance du pays tout entier, après la victoire sur l’Allemagne. Ainsi, s’il exalte la ferveur religieuse des Cerdans et leur attachement à leurs madones romanes, c’est aussi pour mettre en exergue les racines catholiques de la région et par-delà, de la nation, dans un geste où se mêlent piété et patriotisme. De ce point de vue, on ne sera pas surpris d’apprendre que Louis Bertrand était un proche ami de Jules de Carsalade du Pont, évêque de Perpignan et refondateur de la foi catholique dans le département des Pyrénées-Orientales, notamment à travers ces symboles forts que furent la reconstruction du monastère de Saint-Martin-du-Canigou à partir de 1902 et le soutien au pèlerinage de l’Ermitage de Font-Romeu dont le point d’orgue sera, en 1926, le couronnement de la Vierge de Font-Romeu.

L’article de Louis Bertrand est en accès libre dans le catalogue Gallica de la BNF à partir de ce lien : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32858360p/date

Louis Bertrand (1866-1941) est né en Lorraine. Normalien, docteur ès-lettres, académicien (1925), Chevalier de la Légion d’Honneur (1935), il est l’auteur de 15 romans, 16 ouvrages (récits de voyage, histoire, essais) et 2 recueils critiques. Passionné par l’Afrique latine ancienne. Grand admirateur de Flaubert. Le 4 août 1926, il préside les Floralies des fêtes du couronnement de la Vierge de Font-Romeu (obtenu du pape Pie XI par Monseigneur de Carsalade du Pont). Dans son discours, il réitère son attachement à « l’esprit latin » : « nous latins devons nous unir… nous opposer à la masse des peuples sans âme ».

À l’heure de la récréation, à l’école de Font-Romeu, vers 1944

« C’est l’heure, il faut rentrer les enfants, la récréation est finie ». Sur ces mots, Mademoiselle Vigué, la maîtresse de la « grande classe » referme rapidement la fenêtre pour que la salle de classe, chauffée par le gros poêle qui trône au milieu, ne se refroidisse pas. L’ordre n’a pas un effet immédiat car il faut qu’il arrive aux oreilles des élèves les plus éloignés qui viennent tout juste d’atteindre le bas de la pente, à hauteur de la maison Buscail. En effet, il a neigé quelques jours plus tôt et, comme à l’accoutumée, on a déjà consacré quelques récréations à damer la descente « de Calderer » (ou « de Manero ») en la gravissant en escaliers, les uns derrière les autres. Peu à peu, la pente s’est transformée en une belle piste que l’on dévale jusqu’au croisement de la route nationale. Là, on s’arrête comme on peut, les skis n’ayant pas de carres. Quelques jours plus tard, la neige a durci et c’est désormais en luge que la descente s’effectue.

La récréation est donc terminée : on remonte la pente en courant en tirant les luges derrière soi. Les maîtresses des deux classes sont d’une grande patience et d’une grande gentillesse. Mademoiselle Roussel sourit en voyant les petits émerger de l’igloo qu’ils ont élevé en contrebas de l’école. Les grands s’engouffrent à leur tour dans leur salle de classe après avoir abandonné leurs skis et leurs luges au rez-de-chaussée et avoir ôté la neige de leurs souliers en tapant du pied sur le sol du préau.

Difficile pour nos petits sauvageons d’imaginer une cour de récréation limitée par des murs ou des grilles. Ici, on est libre d’aller où l’on veut. Toutefois, personne n’abuse de ce privilège. En été, on s’élance dans la pente, sous les vieux sorbiers, jusqu’au « champ de l’école », un peu plus bas. Là, on pourra organiser une petite partie de football après avoir délimité les buts à l’aide de tricots posés sur le sol. D’autre fois, on pousse jusqu’à la cabane où se repose le gros cheval de M. Mensa et on escalade le gros rocher. D’autres fois encore, on grimpe dans un arbre où on a préalablement hissé quelques planches permettant de se reposer à bonne hauteur.

Au mois de juin, on s’aventure plus loin. Le feu de la Saint-Jean approche et il s’agit de récolter du bois sec et aussi un grand mât auquel on attachera les autres branches. Mais pas question de couper un arbre près de l’école : Estève, le garde-champêtre, veille et ses grosses moustaches effraient les enfants. On ira donc plus loin, sur le chemin de Superbolquère, où le larcin passera inaperçu.

Dans tous les cas, on se débrouille pour rentrer à temps et ne pas fâcher les bonnes maîtresses qui n’élèvent jamais la voix et ne risquent pas de tirer des oreilles qui parfois… le mériteraient quand même un peu.

La fontaine du Ginebre

 

Depuis quand était-elle là ?

Peut-être avait elle, au printemps, fa molt temps, rafraîchi les paysans d’Odeillo et de Via lorsqu’ils menaient leurs troupeaux pâturer au-dessus de l’Ermitage, au Gallinera ou à la Calme ou lorsque, l’automne venu, ils aiguillonnaient leurs vaches tirant des charrettes chargées du bois qu’ils allaient stocker pour l’hiver ?

Ou peut-être avait-elle été aménagée plus tard, à la naissance de Font-Romeu, comme le fut la fontaine Boyer au-dessus de Farneils ?

À une trentaine de pas de la route et près de la façade est du  » Régina », on atteignait une petite plateforme ombragée par deux ou trois pins à crochets et bordée au nord par un muret de pierres sèches dans lequel était fiché un tuyau de plomb d’où s’écoulait sans cesse, été comme hiver, une eau limpide et fraîche qui allait remplir un petit bassin creusé dans un bloc de granit, avant de disparaître dans le sol où elle semblait se perdre.

À la fin de la guerre, de 1945 à 1950, l’heure n’était pas encore aux eaux conditionnées en bouteilles (certaines eaux dites « médicinales » étaient vendues en pharmacie), mais dans le voisinage de la source, les gens faisaient la différence : on trouvait « l’eau du Ginèbre » bien meilleure et elle trônait sur les tables des salles à manger de préférence à « l’eau du robinet »

Encore fallait-il aller la chercher et c’est là qu’intervenaient souvent les enfants à la sortie de l’école. Une petite file d’attente se créait donc tous les jours, à midi, devant la source et c’était une bonne occasion de se retrouver à nouveau et de partager rires et plaisanteries avant de remplir pichets, bouteilles ou brocs. La file grossissait en été, car les enfants des villas voisines venus à Font-Romeu, pour la durée des vacances scolaires, rejoignaient les enfants du pays pour cette « corvée » d’eau. C’était l’occasion de faire de nouvelles connaissances et de lier de nouvelles amitiés.

Lorsque un nouveau venu apparaissait, que l’on n’avait encore jamais vu, une plaisanterie classique était de lui faire croire, en espérant prendre sa place dans la file, que des crapauds sortaient parfois du tuyau, que des salamandres se tapissaient dans l’humidité du muret ou qu’une couleuvre venait souvent se réchauffer sur les rochers avoisinants. On espérait qu’en bon citadin il quitterait les lieux sur le champ, mais c’était souvent peine perdue.

Les enfants grandissant, c’était au tour de leurs cadets de prendre la suite et les choses auraient pu durer encore longtemps, mais un jour, à l’initiative de la Mairie, il fut décidé que l’on demanderait à des experts une analyse de l’eau.

Cette annonce ne provoqua d’abord aucune panique. Que viennent les experts et qu’allaient-ils découvrir ? Rien, sinon qu’il s’agissait là de l’eau la plus pure dont les vertus n’étaient plus à démontrer. Quelqu’un avait-il déjà été malade après avoir bu cet élixir ?

Aussi le temps passa sans que l’on change ses habitudes quand, consternation, on découvrit, un jour, devant la source, un piquet fiché en terre surmonté d’une pancarte où était écrit:

EAU NON POTABLE

Quelque temps après, la fontaine fut démolie et l’eau détournée vers le réseau des eaux usées.

Plus tard, on devait bâtir, près de la route, la nouvelle fontaine telle qu’on la connaît aujourd’hui et dont l’eau, provenant du réseau communal, est désormais POTABLE.

Traces de l’Art Déco et de l’Art Nouveau à Font-Romeu et en Catalogne

L’Art Nouveau, né au tournant du XXe siècle, se caractérise par l’inventivité, la présence de rythme, couleurs et ornementations inspirés de la nature, qui introduisent une dimension sensible dans l’architecture et le décor quotidien. L’Art Déco (1910-1940) est un mouvement artistique et culturel assez large, né en réaction à l’Art Nouveau. Il se caractérise par une volonté de rupture avec ce dernier mouvement. En réaction aux volutes et aux formes organiques de l’Art Nouveau, il se veut retour à la rigueur classique : symétrie, rigueur géométrique, stylisation, sobriété du décor.

 L’Art Déco dit « régionaliste »

Le Régionalisme fut très en vogue dans les Années 30 avec ses spécificités locales, notamment en Cerdagne et à Font-Romeu. Il se manifeste par le recours à la pierre de taille, sans effet de pittoresque, les volumes sont parallélipédiques, aux angles vifs, arrondis, ou à pans coupés. Le cercle et l’octogone sont des formes privilégiées.  

Le Grand Hôtel de Font-Romeu (réalisé par l’architecte Henri Martin et inauguré en juin 1914) est un bel exemple d’architecture mêlant Art Nouveau et Art Déco. On notera notamment les éléments de décor en céramique de la façade.

Les nombreuses villas construites au début du XXe siècle présentent aussi de nombreux éléments d’Art Déco.

Détails du Grand Hôtel :

                     

 

                              

 

 

Pyrénées Hôtel  :   

Villa Saint-Paul :

                                

Villa du Cap Cerdan : 

                                               

 

Ancienne école :   

 

 

Las Rocas :     

 

 

Las Torres :     

 

 

Ancienne gendarmerie :       

 

 

Villa du colonel Charpi :      

 

Kiosque de la Villa Thatos :

                    

 

 

Le Petit Poussinet :    

 

 

Résidence Bellevue :    

 

 

pile de balcon (Home Catalan) :  

 

Autres exemples :

     

 

Villa cavassin :    

Chalet Castel Isard  :         

Les Roches Claires    :      

Fenêtres géminées de la villa Bosselut                    

patio catalan   :     

 

                

Villa Lacombe :     

Maison du Docteur Cauchois  :   

                 

Résidence bellevue :      

Ancienne école :             

Le pic Carlit, montagne sacrée de la Cerdagne

Source wikipedia :

Le pic Carlit est le pic emblématique de la Cerdagne et du Capcir. Son ascension n’est pas très difficile mais demande un peu de technique pour les derniers 300 m. Il est très fréquenté.

Le pic Carlit (ou Puig Carlit en Catalan) est un sommet granitique des Pyrénées françaises situé dans le massif du Carlit. C’est le point culminant du département des Pyrénées Orientales avec une altitude de 2 921 mètres. Le Carlit est aussi le point culminant de l’ancienne région Languedoc-Roussillon.

Le climat sous-océanique froid apporte de nombreuses perturbations (d’ouest à sud-ouest) et un enneigement hivernal durable au-dessus de 2 000 mètres de novembre à avril.

Le fleuve Têt prend sa source sur le pic, en faisant la principale réserve d’eau du département. La zone est placée sous la protection Natura 2000.

Le pic Carlit ainsi que le pic du Canigou possèdent le record du monde de distance de vision en ligne droite avec 447 kilomètres.

Histoire

La première ascension de ce sommet a été réalisée par le pyrénéiste Henry Russell en 1864. Henry Russell, né en 1834 à Toulouse et mort en 1909 à Biarritz, est un pyrénéiste franco-britannique. C’est un des pionniers de la conquête des Pyrénées. Il est surtout connu pour ses ascensions du Vignemale où il monte pour la première fois le 14 septembre 1861 avec le guide Laurent Passet.

Lors de sa venue en Cerdagne, il est fasciné par sa vision de l’Estany de Lanos. Dans son ouvrage où il décrit des aventures de montagne, il écrit : « Le pic Carlitte est, grâce à son isolement et à son altitude, un des plus beaux sommets des Pyrénées. »

Légende

À la fin du xixe siècle début du xxe siècle, des légendes dues à l’imagination populaire mettent en scène le diable dans la région mais surtout dans les montagnes. Pour le Carlit, voici une croyance rapportée par Marcailhou d’Aymeric au bulletin de la Société de géographie de Toulouse le 7 avril 1913 sous le titre À travers les sommets d’Ax-les-Termes à Thuez : « Satan excursionnant de par le monde, franchissant les monts de ses ailes puissantes, calcula mal son vol et tomba si malencontreusement qu’il s’empala sur la dent d’Orlu. Se dégageant, avec effort, mais tout saignant de sa blessure, il arriva sur le Carlitte où il trouva un superbe miroir, oublié là par Vénus en bonne fortune. Furieux de s’y voir si laid, il le prit et le lança vers le ciel. Le miroir retomba brisé en dix-huit morceaux. Ces débris formèrent les dix-huit lacs du massif, reflet de la beauté des grâces de la reine des amours. Et le manche du miroir, planté en terre, se développa, s’affina, s’effila, et devint le sanctuaire de la Vierge de Saint Romeu ».

 L’origine du nom « Carlit » :

Bien que l’on trouve déjà mentionnée dans le cartulaire de Sant Cugat une personne nommée Guillem de Cardid au XIème siècle, la première écriture du nom du massif se retrouve en 1175 avec l’appellation de Cardid dans une charte de concession de pacages dans le massif réalisée par un dénommé Petrus Domenova en faveur de l’abbaye cistercienne de Santes Creus, en Catalogne3. Du xiie au xive siècle, les noms utilisés sont Cardid et Cardit

Selon les époques le nom change, on retrouve ainsi en 1845 le nom de Carlit, et en 1850 l’écriture bien plus souvent employée durant cette période de Carlitte. La forme Carlitte semble être une transposition française de la prononciation catalane, plus proche de Cardid, première forme attestée par les chartes médiévales.

Son nom est issu du massif dans lequel il se trouve.

En effet, le nom de Carlit est constitué de la racine pré-indo-européenne kar, désignant la pierre, et que l’on retrouve notamment dans une soixantaine de toponymes des Pyrénées-Orientales, souvent sous la forme quer. Elle est suivie d’un premier suffixe ancien, -d, auquel s’est ajouté le diminutif latin -ittum. Le nom pourrait donc avoir le sens de pierrailles ou éboulis et pourrait désigner aussi bien les ensembles d’éboulis du versant ouest que le plateau pierreux que l’on trouve au sud en direction de l’église saint Martin d’Envalls et qui porte le nom de Ras de Carlit, lui-même traversé par un cours d’eau, le rec de Carlit.

Hydrologie :

D’un point de vue hydrologique, le Carlit est le réservoir d’eau des Pyrénées avec, dans son massif, plusieurs lacs et étangs mais surtout le fleuve Têt, principal cours d’eau des Pyrénées-Orientales d’une longueur de 100 kilomètres qui prend sa source sur le versant septentrional. Les principales étendues d’eau en contrebas du pic sont :

  • l’étang de Vive ou estany del Vivier (2 137 mètres d’altitude sur 3 ha) ;
  • l’étang Noir ou estany Negre (2 140 mètres d’altitude sur 4 ha) ;
  • le lac de la Comasse ou estany de la comassa (2 160 mètres d’altitude sur 4 ha) ;
  • l’étang du Llat ou estany Llat (2 174 mètres d’altitude sur 10 ha) ;
  • l’étang des Dougnes ou estany de les Dugues (2 230 mètres d’altitude sur 3,8 ha) ;
  • le lac du Casteilla ou estany de Castella (2 280 mètres d’altitude sur 5 ha) ;
  • l’étang de Soubirans ou estany de Sobirans (2 320 mètres d’altitude sur 3 ha) ;
  • l’étang de Balleuil ou estany del Vallel (2 500 mètres d’altitude sur 2,3 ha)

Géologie

Les roches métamorphiques de l’ère primaire (dépôts marins concentrés sur 250 millions d’années) se retrouvent au Carlit. En effet, le pic Carlit est composé de roches de types granites dans la vallée et de schistes (transformation des argiles) au sommet.

L’ère quaternaire finit de former le massif et le pic grâce à l’alternance de périodes froides et tempérées. Ainsi la période glaciaire profile le paysage actuellement visible qui donne sa forme au sommet du Carlit, et dans la vallée du Capcir.

Climat

Le climat sous-océanique froid s’étend de l’Ossau au pic Carlit. Avec ce climat, le pic Carlit est très exposé aux perturbations. La neige au-delà de 2 000 mètres d’altitude s’établit de façon générale en novembre pour commencer à disparaître au mois d’avril.

Faune

Avec ses lacs et ses étangs, une grande variété de poissons est présente. L’on y recense entre autres les truites fario et arc-en-ciel. Chaque année des alevinages sont réalisés pour soutenir la reproduction. La pêche est soumise à régulation. L’Inventaire National du Patrimoine Naturel a recensé entre autres en septembre 2016 la présence des espèces suivantes :

  • Desman des Pyrénées ;
  • Rhinolophus hipposideros (une espèce de chauve-souris)
  • Cottus Gobio (espèce de poisson)
  • Isards
  • gypaètes barbus (vautours)

 

Voies d’accès :

L’ascension est possible même à des randonneurs peu expérimentés. Elle s’effectue :

  • par l’est à partir du lac des Bouillouses (6h30 aller retour), qui permet de découvrir un ensemble d’étangs qui s’échelonnent en paliers ; dernière partie nécessitant de mettre un peu « les mains » (à éviter quand il y a de la neige ou avec un bon équipement).
  • ou par l’ouest à partir de l’étang de Lanoux qui dessert la face Nord qui est la plus difficile. De ce côté, il faut compter 300 mètres de dénivelé dans les éboulis dans la partie finale, sans difficulté majeure à part la pente et le terrain instable. La partie finale demande cependant l’utilisation des mains car le terrain n’est pas si facile même pour un randonneur.

La Cerdagne du néolithique au Traité des Pyrénées

Les premiers habitants de la Cerdagne étaient appelés les Kérétanis

Au IIe siècle avant J.C., les Kérétanis sont soumispar les Romains. Après les Romains, ce sont les Wisigoths qui occupent toute la péninsule ibérique et la Cerdagne.

Au VIIIe siècle, la péninsule ibérique et la Septimanie sont envahis par les Sarrasins.

Les hautes terres comme la Cerdagne ont procuré un refuge aux populations fuyant les razzias musulmanes.

Un lieutenant du gouverneur maure de Cordoue, Munuza, décide de créer en Cerdagne un territoire indépendant.  Le gouverneur d’Al Andalous conduit alors une expédition punitive contre Munuza, qui est battu et tué. Une légende veut que sa dépouille soit enterrée dans ce qui est maintenant l’église de Planés (sous toute réserve).

Engagés dans la conquête de la péninsule ibérique à partir de 711, les musulmans prennent Tarragone et Narbonne en 718 et ont poursuivi leur progression en Gaule, jusqu’au coup d’arrêt donné en 732 à Poitiers par Charles Martel. Refoulés vers le midi languedocien, ils conservent le contrôle de la Septimanie mais en sont expulsés par Pépin le Bref entre 752 et 760. La montée en puissance de la dynastie carolingienne pousse bientôt les Francs au-delà des Pyrénées. Ils forment alors ce qu’on appelle  « La Marche d’Espagne ». Leurs entreprises rencontrent davantage de succès à l’est des Pyrénées, les contes carolingiens reconquièrent en 789 les territoires de la Cerdagne et d’Urgel.

A noter : des tours de guets ont été édifiés par les carolingiens pour prévenir l’arrivée des sarrasins, dont un témoignage physique est la tour d’Egat :

Guifred le Velu et la formation de la Catalogne

Les notables locaux se dressent contre Louis le Pieux en 827 mais l’échec de la révolte marque la fin des espoirs de renaissance d’une entité politique wisigothique indépendante du souverain franc et de l’émir de Cordoue. Alors que Charles le Chauve se voit attribuer, lors du partage de Verdun de 843, la marche d’Espagne, le morcellement politique du monde carolingien facilite la formation, à partir de plusieurs comtés francs, de petites principautés territoriales qui fourniront ses premiers cadres politiques à l’espace catalan. Il s’agit des comtés de Cerdagne, Urgel, Besalù, Sobarbe, Ribagorza, Pallars, Gérone, Roussillon, Vich, Ampurias et Barcelone. L’autorité carolingienne se maintient cependant jusqu’en 878. C’est à cette date que Guifred le Velu – fils de Sunifred, comte de Barcelone, Gérone et Narbonne, devenu dès 870 comte d’Urgel, de Cerdagne et de Conflent – est investi du titre de marchio et se voit confier par Louis le Bègue les comtés de Barcelone et de Gérone. Jusqu’à sa mort, survenue en 897, Guifred accomplit une œuvre considérable. Il fait construire des forteresses comme celle de Cardona et organise le peuplement de la région du Vallès proche de Barcelone. Il encourage les fondations monastiques et obtient en 886 la restauration, à Vich, de l’évêché d’Ausone, disparu après la révolte sans lendemain de 827. L’avènement de Guifred constitue un moment important pour l’histoire de la région car c’est en 878 que les comtes sont nommés pour la dernière fois par les souverains carolingiens. À partir de cette date, la future Catalogne est virtuellement indépendante, les rois francs se contentant désormais d’entériner simplement les successions comtales, les différents pouvoirs locaux étant devenus de fait héréditaires.

En 1111, le comté de Barcelone s’agrandit de celui de Besalù, en 1117 de la Cerdagne et en 1132 du Roussillon.

La personnalité la plus remarquable du XIe siècle catalan demeure Oliba, un comte de Cerdagne devenu abbé de Ripoll en 1008, puis évêque de Vich en 1018. À l’origine de la fondation de l’abbaye de Montserrat, il est aussi, lors du synode de Toulouse de 1027, l’initiateur de la « trêve de Dieu » appelée, en se généralisant, à pacifier des mœurs féodales jusque là très brutales. Il développa aussi les abbayes de Saint Michel de Cuxa et de Saint Martin du Canigou.

Source : Philippe Parroy, Clio, Septembre 2000

La Cerdagne fut liée ensuite aux royaumes de Majorque aux XIIIe et XIVe siècles ou au roi de France en 1463-1493. Finalement, la Cerdagne fut partagée par le traité des Pyrénées (1659). L’Espagne gardait Puigcerda et Llivia en enclave.

La Cerdagne française joua sous l’Ancien Régime le rôle de marche militaire, dominée par la puissante citadelle de Mont-Louis (du nom de Louis XIV) créée par Vauban et qui domine les hautes vallées de la Têt, de l’Aude et du Sègre.

Les orris

Autrefois, les bergers qui faisaient pâturer leurs troupeaux en montagne l’été, construisaient des orris.

Un orri est une petite cabane en pierres sèches, de forme arrondie, avec un trou dans le toit pour laisser passer la fumée du foyer qui réchauffait le berger.

A côté de cet abri, on trouve généralement un petit corral où les bêtes restaient pendant la nuit.

Ces cabanes d’estive sont caractéristiques des Pyrénées et de la Cerdagne. On les trouve aussi en Provence où on les appelle des bories.

Dans nos montagnes, on en trouve encore à moyenne altitude (par exemple dans la vallée d’Eyne, aussi vers la Calme ou dans la forêt d’Egat).

Ces habitations faîtes avec les pierres que le berger trouvait sur place, témoignent d’un savoir-faire d’élaboration certain, que ce soit pour construire la cabane mais aussi le petit mur d’enceinte qui entoure le corral.

Vous aurez peut-être la chance d’en apercevoir lors d’une balade. Ce sont des témoignages émouvants d’un temps pas si lointain de la pratique du pastoralisme en montagne.

L’usage du granite en Cerdagne

Le massif des Pyrénées est essentiellement composé de roches granitiques.

Les blocs de granite sont issus des morènes glaciaires. Un vestige spectaculaire subsiste entre Font-Romeu et Angoustrine, au lieu-dit du « chaos de Targasonne ».

Situé entre Dorres et Font-Romeu, le chaos de Targasonne offre un paysage de centaines de blocs de granit exposés plein sud et posés sur une pente de 1500 m d’altitude environ.

Jadis fréquentés par les tailleurs de pierre, le site es désormais prisé par les amateurs d’escalade.

Le granit cerdan a été utilisé pour construction des ouvrages d’art du Train Jaune, du barrage des Bouillouses, le tunnel ferroviaire du Puymorens, le Grand Hôtel ; et bien sûr toutes les fermes, maisons anciennes, linteaux, dalles funéraires, clôtures, murs, églises, lavoirs… qui constellent le paysage de Cerdagne.

Au village de Dorres, les villageois sont devenus tailleurs de pierre à partir du 19e siècle, activité aujourd’hui disparue pour des raisons de coûts. Un très intéressant musée des tailleurs de pierre se trouve dans ce magnifique village à l’architecture préservée.

Sin la taille du granit était assurée par les tailleurs de Dorres et d’Angoustrine, on faisait appel pour les grands chantiers, comme par exemple pour la construction du Grand Hôtel et de la ligne du Train Jaune, à une main d’œuvre venue d’Italie ou d’Espagne.

La cathédrale de Lourdes a été également construite avec le granit de Dorres.

La mode récente est aux chalets « tout en bois » de style scandinave (construits avec du bois importé d’Europe centrale et de l’est).

Toutefois, il faut se souvenir que les premiers chalets de Font-Romeu comportaient une partie basse en granite et une partie haute en bois.

La présence romaine en Cerdagne

La présence romaine en Cerdagne date du IIème siècle avant J.C.

La « Strata Conflentana » reliait la Via Domitia (qui traversait le Roussillon actuel et rejoignait la péninsule Ibérique via le Col du Perthus) à « Sanctus Petrus de Infurcatis » (Saint Pierre dels Forcats actuel), ce village se trouvant à la bifurcation de la route romaine. En effet, de là partait la « Strata Cerdana »  qui passait par le Col de la Perche, le pont de Bau, sous Eyne et allait à « Julia  Lybica » (l’actuelle Llivia) et se poursuivait vers Lérida par la vallée du Sègre. De Saint Pierre, une autre voie romaine rejoignait le Capcir et la Haute Vallée de l’Aude.

A quelques kilomètres de Llivia, il en a subsisté des éléments importants dans les infrastructures du pont médiéval de Sant Marti d’Aravo qui permet de franchir la rivière de Carol ou Aravo. Ce pont médiéval repose sur les bases des trois piles romaines.

Julia Lybica, la capitale des Cerretani Juliani (Cerdans actuels) a reçue son nom de Julia de Jules César lui-même qui aurait accordé aux « Cerretani » le droit latin. A l’époque romaine, Livia était un nom féminin, porté en particulier par l’épouse d’Auguste.

A Llivia se trouvait une petite garnison romaine. En effet, l’endroit était stratégique pour surveiller le passage vers Lérida, du haut de la colline, où l’on a retrouvé divers éléments de poterie et des pièces romaines :

Jules César lui-même est venu à Llivia, avec 900 chevaux, où il s’est arrêté lors de son passage vers Lérida où il a vaincu les partisans de Pompée sur le Sègre lors de la guerre civile romaine qui l’opposait à celui-ci.

Il est important de remarquer que la Cerdagne représentait un point de passage plus sûr pour de nombreux généraux allant mener bataille en Espagne. En effet, c’est un passage assez facile dans les Pyrénées et qui permettait d’éviter la côte où stationnaient de nombreuses légions ennemies.

C’est ainsi qu’une partie des troupes et des éléphants d’Hannibal est passée par la vallée du Sègre et le Col de la Perche, puis s’est rendu à Elne (Illiberis). Une « fraction » de l’armée de ce glorieux et habile général a ainsi traversé la Cerdagne pour passer les Pyrénées et rejoindre l’Italie.

Les romains occupaient donc Llivia et ses alentours : de Llo à Angoustrine en passant par Sainte Léocadie.

Ils appréciaient particulièrement les eaux chaudes (aquae calidae, toponyme qui a donné les Escaldes) et ont fondé les bains romains de Dorres. Malheureusement, au 16ème siècle, la ville de Puigcerda fit modifier les anciennes constructions balnéaires des Escaldes. Au 17ème siècle, subsistaient encore un lavacrum pavé de larges dalles de marbre blanc et un sudatorium. Tout a disparu dans les reconstructions urgentes faites en 1821 :

Les monnaies trouvées à Llivia et à Angoustrine datent de l’époque impériale : on a des monnaies d’Auguste, de Tibère, d’Hérode, de Néron et de Septime Sévère. La datation de ces monnaies atteste une certaine continuité de l’occupation romaine dans la capitale de la Cerdagne depuis l’époque de Jules César.

En 39 avant J.C., les Cerretani se soulevèrent contre le joug romain. Le proconsul Domitius Calvinus châtia durement cette rébellion, ce qui lui valut les honneurs du triomphe.

De l’époque romaine subsiste aussi un « Cippe » (autel romain) dédié au culte de Jupiter (dieu de la foudre), avec des inscriptions, que l’on peut encore voir dans le cimetière d’Angoustrine :

Les Cerretani ont hérité des romains : les usages, le droit romain, la langue latine (qui est à l’origine du Catalan originel qui provient de la Cerdagne) ainsi que d’un petit nombre de noms de villages actuels qui proviennent du Latin.

Il est important de noter que les romains ont exploité l’or des alluvions du Sègre à Sainte Léocadie.

Le bois, la laine, les céréales étaient aussi travaillés. Mais la principale exportation vers Rome à partir des ports de Port Vendres (Portus Veneris) ou de Tarragonne (la Cerdagne était rattachée à la Provincia Tarraconensis ou Province de Tarragonne en Espagne) était le « jambon cerretani » qui était très apprécié par les riches romains. Il y avait donc beaucoup d’élevage en Cerdagne.

De plus, la région était divisée en plusieurs pays : « Pagi Conflentis », Pagi Livensis (Llivia) et Pagi Redenensis (Capcir).

Les autochtones s’engagèrent dans l’armée romaine, découvrirent les sciences, l’art et le latin.

La présence romaine en Cerdagne a donc posée les bases de notre vie actuelle.

La Sardane

Source wikipedia :

La sardane est une danse traditionnelle catalane où les danseurs en cercle se tiennent par la main, accompagnés par la musique d’un ensemble instrumental appelé cobla. Le terme désigne également la musique qui accompagne la danse.

 

Le géographe grec Strabon (ier siècle) cite une danse en rond en tant que danse d’offrande à la Lune, pratiquée par les Ibères qui occupaient la partie occidentale du littoral Roussillonnais, donc la Cerdagne actuelle, sans toutefois qu’aucune filiation ne puisse être établie, tant les danses en rond de la Méditerranée antique étaient nombreuses.

La sardane a connue des modifications depuis le 16ème siècle. La sardana actuelle est née, au milieu du xixe siècle, sous l’impulsion d’un musicien de Figueres nommé Pep Ventura et du chorégraphe de Toroella de Montgri, Miquel Pardas.

La sardane se danse en cercle fermé, alternant si possible un homme et une femme, la femme à droite de son partenaire. Mais ce principe n’exclut en aucune manière des rondes impaires. Précisons aussi que les sardanes des dimanches midi d’autrefois étaient dansées quasi exclusivement pas les hommes.

La sardane a été reprise par des artistes :  on notera que la première indication de la sardane dans une partition musicale nord catalane figure dans une cantate de Déodat de Séverac en 1911 : El Cant del Vallespir. Séverac utilisa d’ailleurs les instruments de la cobla dans sa tragédie lyrique Héliogabale (1910), créée en plein air aux arènes de Béziers. L’oratorio de Pablo CasalsEl Pessebre (La Crèche) débute par une sardane jouée par un orchestre symphonique. La sardane fut évidemment popularisée hors de Catalogne par la chanson de Charles Trenet, « La jolie sardane » (1952) composée sur une musique rappelant la danse catalane. Lors d’un de ses passages et séjours à CeretPicasso dessina la Sardane de la Paix.

Nota : Trénet (qui a écrit la chanson « Font-Romeu »), Déodat de Séverac, qui a passé beaucoup de temps en Cerdagne et est mort à Céret a lui aussi écrit une composition pour piano en cinq actes très belle, appelée Cerdaña, que vous pouvez écouter sur Internet.

Aujourd’hui, on danse en habits de tous les jours, à la moindre occasion festive (lors de l’APLEC du 8 Septembre à l’Ermitage et lors d’anciens concours de sardanes qui avaient lieu l’été à Font-Romeu sur le stade municipal et qui rassemblaient des groupes sardanistes venus de toute la catalogne), car c’est une danse populaire vivante mais aussi en costumes folkloriques lors d’exhibitions.

Elle était interdite en Espagne durant le franquisme comme beaucoup d’expressions de l’identité catalane, mais beaucoup de Catalans la dansaient tout de même, jusque devant la Cathédrale de Barcelone (c’était alors un signe de résistance fort au pouvoir madrilène). La sardane est toujours un symbole important de l’identité catalane.

La cobla est un ensemble instrumental de plein air composé de onze à treize musiciens jouant onze a treize parties écrites qui jouent avec des instruments à vents traditionnels, dont certains sont spécifiquement catalans, et d’autres appartiennent à l’instrumentarium classique de la musique populaire.

Chaque sardane est composée de deux airs musicaux différents : celui des pas courts, et celui des pas longs. Le musicien-compositeur est à l’origine du nombre de pas courts et de pas longs de chaque sardane, « comme il le souhaite ». De fait, ce nombre de pas correspond au nombre de mesures de la partition et dépend de son inspiration, et ce n’est qu’en fin d’écriture que ces chiffres s’imposent à lui.

Pour les exhibitions folkloriques, les costumes de la sardane peuvent être les traditionnels Catalans : la barretina pour les hommes et la coiffe pour les femmes, la faixa (ceinture pour les hommes), une jupe pour elles, etc.