La sardane

Source wikipedia :

La sardane est une danse traditionnelle catalane où les danseurs en cercle se tiennent par la main, accompagnés par la musique d’un ensemble instrumental appelé cobla. Le terme désigne également la musique qui accompagne la danse.

      

Le géographe grec Strabon (ier siècle) cite une danse en rond en tant que danse d’offrande à la Lune, pratiquée par les Ibères qui occupaient la partie occidentale du littoral Roussillonnais, donc la Cerdagne actuelle, sans toutefois qu’aucune filiation ne puisse être établie, tant les danses en rond de la Méditerranée antique étaient nombreuses.

La sardane a connue des modifications depuis le 16ème siècle. La sardana actuelle est née, au milieu du xixe siècle, sous l’impulsion d’un musicien de Figueres nommé Pep Ventura et du chorégraphe de Toroella de Montgri, Miquel Pardas.

La sardane se danse en cercle fermé, alternant si possible un homme et une femme, la femme à droite de son partenaire. Mais ce principe n’exclut en aucune manière des rondes impaires. Précisons aussi que les sardanes des dimanches midi d’autrefois étaient dansées quasi exclusivement pas les hommes.

La sardane a été reprise par des artistes :  on notera que la première indication de la sardane dans une partition musicale nord catalane figure dans une cantate de Déodat de Séverac en 1911 : El Cant del Vallespir. Séverac utilisa d’ailleurs les instruments de la cobla dans sa tragédie lyrique Héliogabale (1910), créée en plein air aux arènes de Béziers. L’oratorio de Pablo CasalsEl Pessebre (La Crèche) débute par une sardane jouée par un orchestre symphonique. La sardane fut évidemment popularisée hors de Catalogne par la chanson de Charles Trenet, « La jolie sardane » (1952) composée sur une musique rappelant la danse catalane. Lors d’un de ses passages et séjours à CeretPicasso dessina la Sardane de la Paix.

Nota : Trénet (qui a écrit la chanson « Font-Romeu »), Déodat de Séverac, qui a passé beaucoup de temps en Cerdagne et est mort à Céret a lui aussi écrit une composition pour piano en cinq actes très belle, appelée Cerdaña, que vous pouvez écouter sur Internet.

Aujourd’hui, on danse en habits de tous les jours, à la moindre occasion festive (lors de l’APLEC du 8 Septembre à l’Ermitage et lors d’anciens concours de sardanes qui avaient lieu l’été à Font-Romeu sur le stade municipal et qui rassemblaient des groupes sardanistes venus de toute la catalogne), car c’est une danse populaire vivante mais aussi en costumes folkloriques lors d’exhibitions.

Elle était interdite en Espagne durant le franquisme comme beaucoup d’expressions de l’identité catalane, mais beaucoup de Catalans la dansaient tout de même, jusque devant la Cathédrale de Barcelone (c’était alors un signe de résistance fort au pouvoir madrilène). La sardane est toujours un symbole important de l’identité catalane.

La cobla est un ensemble instrumental de plein air composé de onze à treize musiciens jouant onze a treize parties écrites qui jouent avec des instruments à vents traditionnels, dont certains sont spécifiquement catalans, et d’autres appartiennent à l’instrumentarium classique de la musique populaire.

Chaque sardane est composée de deux airs musicaux différents : celui des pas courts, et celui des pas longs. Le musicien-compositeur est à l’origine du nombre de pas courts et de pas longs de chaque sardane, « comme il le souhaite ». De fait, ce nombre de pas correspond au nombre de mesures de la partition et dépend de son inspiration, et ce n’est qu’en fin d’écriture que ces chiffres s’imposent à lui.

Pour les exhibitions folkloriques, les costumes de la sardane peuvent être les traditionnels Catalans : la barretina pour les hommes et la coiffe pour les femmes, la faixa (ceinture pour les hommes), une jupe pour elles, etc.

            

Un peu d’histoire…

Avant le XXe siècle,  Font-Romeu n’existait pas encore. Il n’y avait que le village d’Odeillo occupé depuis le néolithique et qui s’est développé au Xe siècle. En contrebas du village, se trouvaient quelques fermes qui formaient le hameau de Via. Bien au dessus d’Odeillo se trouvait dans la forêt la chapelle primitive de l’Ermitage qui date du XIIIe siècle et dont l’histoire est  à l’origine du nom de Font-Romeu : la fontaine (font) du pèlerin (romeu : celui qui va à Rome).

      

L’histoire de Font-Romeu est relativement récente. En effet, en 1903, quelques chalets furent construits au dessus d’Odeillo. En 1911, la « Société des Chemins de Fer et Hôtels de Montagne » décide la construction d’un Grand Hôtel qui ouvrira ses portes en Juin 1913. A la même époque sera décidée la construction de la ligne du Petit Train Jaune pour acheminer la clientèle de l’Hôtel et du barrage des Bouillouses pour électrifier la ligne.

       

En 1921, après la première guerre, on assiste à la création de la station et la première remontée mécanique voit le jour en 1937, mais l’essor de la station n’interviendra qu’après la deuxième guerre mondiale, soutenu entres autres par la presse et le cinéma. On assiste alors à la construction de l’infrastructure d’une ville, avec notamment, en 1967, l’ouverture du Centre National d’Entraînement en Altitude et du Lycée ainsi que du Four Solaire d’Odeillo.

         

        

                

L’Art décoratif et l’Art Nouveau à Font-Romeu

Art Nouveau et Art Décoratif (source Wikipedia) :

L’Art nouveau est un mouvement artistique de la fin du xixe et du début du xxe siècle qui s’appuie sur l’esthétique des lignes courbes.

Né en réaction contre les dérives de l’industrialisation à outrance et la reproduction sclérosante des anciens styles, c’est un mouvement soudain, rapide, qui connaît un développement international.

S’il comporte des nuances selon les pays, ses critères sont communs : l’Art nouveau se caractérise par l’inventivité, la présence de rythmes, couleurs, ornementations inspirés des arbres, des fleurs, des insectes, des animaux, et qui introduisent du sensible dans le décor quotidien. C’est aussi un art total en ce sens qu’il occupe tout l’espace disponible pour mettre en place un univers personnel considéré comme favorable à l’épanouissement de l’homme moderne à l’aube du xxe siècle. En France, l’Art nouveau était appelé « style nouille » par ses détracteurs, en raison de ses formes caractéristiques en arabesques.

Apparu au début des années 1890, on peut considérer qu’à partir de 1905, l’Art nouveau avait déjà donné le meilleur de lui-même et que son apogée est atteint3. Avant la Première Guerre mondiale, ce mouvement évolua vers un style plus géométrique, caractéristique du mouvement artistique qui prendra la relève : l’Art déco (19101940).

Au xixe siècle, presque toutes les formes d’art s’inspirent du passé. L’imitation du gréco-romain cohabite avec celle des styles nationaux. Cependant, certains artistes ont espéré que le xixe siècle trouverait enfin un style qui lui soit propre. La prédominance des formes inspirées du passé est la raison fondamentale de l’apparition d’un Art nouveau.

Prendre la nature comme référence, c’est alors réagir contre le rationalisme du début de l’ère industrielle, sa froide efficacité et sa morale puritaine. Les motifs habituellement représentés sont des fleurs, des plantes, des arbres, des insectes ou des animaux, ce qui permettait non seulement de faire entrer le beau dans les habitations, mais aussi de faire prendre conscience de l’esthétique dans la nature.

L’Art nouveau est un art essentiellement urbain, citadin qui trouve un écho dans des villes comme BarceloneGlasgowVienneParis, Prague ou Bruxelles.

Art Nouveau en Catalogne :

En Catalogne, après l’explosion de l’exposition universelle, l’Art nouveau est surtout un fait bourgeois. Il fleurit sur l’avenue du passeig de Gràcia, à BarceloneNote 2, et dans les principales artères de l’Eixample, à la faveur de concours d’architectures organisés par la ville. Il conquiert rapidement tous les domaines et devient un art officiel avec les commandes publiques de bâtiments de grande dimensions (le palais de la musique catalane, l’hôpital de Sant Pau, le conservatoire de Barcelone, etc.) et pour l’aménagement urbain (des luminairesplaces ou bancs). Pensé pour accueillir un quartier de la ville entièrement moderniste, le parc Güell resta cependant un des rares jardins publics Art nouveau, avec la fin de la vogue de cet art comme avant-garde, et le retrait des investisseurs. Propulsé par de riches industriel, l’Art nouveau devient rapidement — contre ses idéaux d’origine — un style industriel.

Un art total

 

On retrouve l’Art Nouveau dans la conception du mobilier, des bijoux, de la peinture, des Arts graphiques (Alfons Mucha…),

Art Déco :

L’Art déco est un mouvement artistique né au cours des années 1910 et qui a pris son plein épanouissement au cours des années 1920 avant de décliner à partir des années 1930. C’est le premier mouvement architecture-décoration de nature mondiale.

« Art déco » est l’abréviation de « Arts décoratifs », et concerne l’architecture, plus spécialement l’architecture intérieure avec ses tapisseries, vitraux, peintures et sculptures ornementales, son ébénisterie, l’emploi de la céramique, de l’orfèvrerie. Le design qui débute sur les grandes séries d’équipement de l’habitat et des bureaux peut y être associé, ainsi que la mode vestimentaire et la typographie des signalisations et des réclames affichées et les enseignes.

Le style Art déco prend son essor avant la Première Guerre mondiale contre les volutes et formes organiques de l’Art nouveau. Il consiste en un retour à la rigueur classique : symétrie, ordres classiques (souvent très stylisés), pierre de taille (sans aucun effet pittoresque). Le décor, en général encore très présent, n’a plus la liberté des années 1900 ; il est sévèrement encadré par ses créateurs et son dessin s’inspire de la géométrisation cubiste.

Ordre, couleur et géométrie : l’essentiel du vocabulaire Art déco est posé. Vocabulaire prenant des formes différentes selon les régions, selon les architectes et leurs clients, son unité stylistique tient à l’emploi de la géométrie (à la géométrisation) dont les fins sont essentiellement décoratives.

L’influence de la peinture des années 1910 se fait, moment de diffusion et popularisation du fauvisme, et plus encore du cubisme.

Les volumes sont parallélépipédiques, aux angles vifs, ou arrondis, ou à pans coupés. Le cercle et l’octogone sont également appréciés.

L’Art Deco et Font-Romeu :

L’Art Déco est un mouvement artistique et culturel assez large, né en réaction à l’Art Nouveau du tout début du 20ème siècle, il se caractérise par une volonté de rupture avec ce dernier mouvement : contre les volutes et formes organiques de l’Art Nouveau. Il consiste en un retour à la rigueur classique : symétrie, ordres classiques (souvent très stylisés). C’est celui des Années Folles, mais aussi au fil du temps : l’architecture moderne, le style paquebot (hublots, bastingages) et l’art déco régionaliste.

Le Régionalisme fut très en vogue dans les Années 30 avec ses spécificités locales, notamment en Cerdagne et à Font-Romeu. Le Grand Hôtel de Font-Romeu est un bel exemple d’architecture à la fois Art Nouveau et Art Déco. Les nombreuses villas construites au début du siècle présentent aussi de nombreux éléments d’Art Déco, comme vous pouvez le voir sur ces photos.

L’Art Sacré en Cerdagne

La Cerdagne se caractérise par la présence de nombreuses églises romanes, pour la plupart édifiées entre le 9ème et le 14ème siècle. L’art roman se caractérise par des sculptures représentant des animaux fantastiques, des végétaux, des têtes humaines… dont on retrouve des exemples dans ces chapelles, notamment celle de Llo.

Elles ont été construites en granit avec le plus souvent un clocher-mur et possèdent parfois des colonnes en marbre blanc.

On peut admirer dans certaines d’entre elles des portails à chapiteaux sculptés, des fenêtres romanes, des retables baroques (sculptés et dorés sur bois au cours des 16ème et 18ème siècles), des peintures murales, des modillons sculptés, des fresques murales, des statues polychromes (Ermitage de Font-Romeu entre autres) et des fonts baptismaux du 9ème siècle (Targasonne…).

De nombreuses statues de la Vierge à l’Enfant (souvent des vierges noires), anguleuses, sont abritées dans des Camarils (petite chambre en catalan). On trouve de très nombreux Christs en croix.

Pour avoir des détails de chaque église de la Cerdagne, je vous conseille de vous reporter sur l’excellent blog d’Alain Gillodes dont l’adresse est : http://www.alaingillodes.fr/patrimoine/chapelle_cerdagne_capcir_conflent/chapelles_romanes_cerdagne.htm

Je remercie Alain Gillodes de nous avoir permis de reprendre quelques très belles photos figurant sur son blog que vous verrez ci-dessous.

Si vous devez sélectionner quelques églises à voir absolument (vous ne pourrez pas toutes les visiter), je vous conseille les églises d’Eyne, de Llo, d’Hix (où je vous conseille d’aller lors du très beau festival de musique qui se déroule dans l’église l’été), de Dorres (chapelle de Belloch sur une montagne qui surplombe toute la Cerdagne), l’Ermitage de Font-Romeu bien sûr et l’église Sainte Eugénie de Saillagouse (retables et décors à fresques).

Nous disposons à l’Office de Tourisme de Font-Romeu d’un document sur l’Art Sacré et le Patrimoine qui est à votre disposition (où figurent aussi les abbayes du Conflent : Saint Michel et Saint Martin, les prieurés de Marcevol et de Serrabona…) mais aussi de l’Art Sacré en Catalogne proche.

N’hésitez pas à nous envoyer des photos ou des commentaires.

La présence des romains en Cerdagne

La présence romaine en Cerdagne date du IIème siècle avant J.C.

La « Strata Conflentana » reliait la Via Domitia (qui traversait le Roussillon actuel et rejoignait la péninsule Ibérique via le Col du Perthus) à « Sanctus Petrus de Infurcatis » (Saint Pierre dels Forcats actuel), ce village se trouvant à la bifurcation de la route romaine. En effet, de là partait la « Strata Cerdana »  qui passait par le Col de la Perche, le pont de Bau, sous Eyne et allait à « Julia  Lybica » (l’actuelle Llivia) et se poursuivait vers Lérida par la vallée du Sègre. De Saint Pierre, une autre voie romaine rejoignait le Capcir et la Haute Vallée de l’Aude.

A quelques kilomètres de Llivia, il en a subsisté des éléments importants dans les infrastructures du pont médiéval de Sant Marti d’Aravo qui permet de franchir la rivière de Carol ou Aravo. Ce pont médiéval a utilisé les bases des trois piles romaines.

Julia Lybica, la capitale des Cerretani Juliani (Cerdans actuels) a reçue son nom de Julia de Jules César lui-même qui aurait accordé aux « Cerretani » le droit latin. A l’époque romaine, Livia était un nom féminin, porté en particulier par l’épouse d’Auguste.

A Llivia se trouvait une petite garnison romaine. En effet, l’endroit était stratégique pour surveiller le passage vers Lérida, du haut de la colline, où l’on a retrouvé divers éléments de poterie et des pièces romaines.

Jules César lui-même est venu à Llivia, avec 900 chevaux, où il s’est arrêté lors de son passage vers Lérida où il a vaincu les partisans de Pompée sur le Sègre lors de la guerre civile romaine qui l’opposait à celui-ci.

Il est important de remarquer que la Cerdagne représentait un point de passage plus sûr pour de nombreux généraux allant mener bataille en Espagne. En effet, c’est un passage assez facile dans les Pyrénées et qui permettait d’éviter la côte où stationnaient de nombreuses légions ennemies.

C’est ainsi qu’Hannibal, avec ses troupes et ses éléphants, est passé par la vallée du Sègre et le Col de la Perche, puis s’est rendu à Elne (Illiberis). Il a ainsi traversé la Cerdagne pour passer les Pyrénées et rejoindre l’Italie.

Les romains occupaient donc Llivia et ses alentours : de Llo à Angoustrine en passant par Sainte Léocadie.

Ils appréciaient particulièrement les eaux chaudes (aquae calidae, toponyme qui a donné les Escaldes) et ont fondé les bains romains de Dorres. Malheureusement, au 16ème siècle, la ville de Puigcerda fit modifier les anciennes constructions balnéaires des Escaldes. Au 17ème siècle, subsistaient encore un lavacrum pavé de larges dalles de marbre blanc et un sudatorium. Tout a disparu dans les reconstructions urgentes faites en 1821.

Les monnaies trouvées à Llivia et à Angoustrine datent de l’époque impériale : on a des monnaies d’Auguste, de Tibère, d’Hérode, de Néron et de Septime Sévère. La datation de ces monnaies atteste une certaine continuité de l’occupation romaine dans la capitale de la Cerdagne depuis l’époque de Jules César.

En 39 avant J.C., les Cerretani se soulevèrent contre le joug romain. Le proconsul Domitius Calvinus châtia durement cette rébellion, ce qui lui valut les honneurs du triomphe.

De l’époque romaine subsiste aussi un « Cippe » (autel romain) dédié au culte de Jupiter (dieu de la foudre), avec des inscriptions, que l’on peut encore voir dans le cimetière d’Angoustrine.

Les Cerretani ont hérité des romains : les usages, le droit romain, la langue latine (qui est à l’origine du Catalan originel qui provient de la Cerdagne) ainsi que d’un petit nombre de noms de villages actuels qui proviennent du Latin.

Il est important de noter que les romains ont exploité l’or des alluvions du Sègre à Sainte Léocadie.

Le bois, la laine, les céréales étaient aussi travaillés. Mais la principale exportation vers Rome à partir des ports de Port Vendres (Portus Veneris) ou de Tarragonne (la Cerdagne était rattachée à la Provincia Tarraconensis ou Province de Tarragonne en Espagne) était le « jambon cerretani » qui était très apprécié par les riches romains. Il y avait donc beaucoup d’élevage en Cerdagne.

De plus, la région était divisée en plusieurs pays : « Pagi Conflentis », Pagi Livensis (Llivia) et Pagi Redenensis (Capcir).

Les autochtones s’engagèrent dans l’armée romaine, découvrirent les sciences, l’art et le latin.

La présence romaine en Cerdagne a donc posée les bases de notre vie actuelle.

                   

Le climatisme

Le climatisme est l’ensemble des activités liées au traitement des maladies infectieuses, principalement et historiques la tuberculose, par les bienfaits du climat (air pur, ensoleillement) et accessoirement du repos, d’exercices physiques modérés et d’une alimentation riche.

La géographie particulière de la Cerdagne : haut plateau d’altitude relativement plat cerné de hautes montagnes, vents secs, courants atmosphériques particuliers, proximité de la méditerranée… protège cette région des perturbations atlantiques et des dépressions venues d’Espagne, du Nord (climat et températures très différents du Capcir qui est pourtant très proche et qui est affecté par un brouillard qui vient du Nord) ou même du marin qui monte du Roussillon.

D’où un micro climat qui touche Font-Romeu et la protège des perturbations.

Il en résulte un fort ensoleillement, un air pur et un climat très sec qui, lié à la haute altitude, ont favorisé l’absence d’allergènes et d’acariens.

Le Climatisme s’est donc développé à Font-Romeu dès les années 1920-1930. Il prend deux formes : la lutte contre la Tuberculose avec l’ouverture en 1924 du Sanatorium et contre les maladies respiratoires, l’asthme en particulier, avec l’ouverture de très nombreuses maisons d’enfants juste après la guerre, favorisée par les mesures sociales adoptées par le front populaire.

      

Des médecins spécialistes, des infirmières, un très nombreux personnel habitaient à Font-Romeu et faisaient vivre la station.

Il n’y avait pas moins de treize établissements sur la station qui prodiguaient leurs soins aux enfants. De plus, ceux-ci pouvaient suivre une scolarité complète au Collège et Lycée Climatique et Sportif de Font-Romeu. Ils résidaient donc à Font-Romeu tout le temps nécessaire à leur rééducation, parfois même de nombreux enfants se sont installés définitivement dans notre village, ont fondé des familles, trouvé du travail… Ces enfants étaient souvent accompagnés par leurs familles qui logeaient sur la station et participaient à la renommée de Font-Romeu au niveau national et même international (les enfants venaient du monde entier). D’où un apport de richesse économique mais surtout humain pour notre commune.

Les établissements de santé étaient les suivants : Ker Anna, le Poussinet, le Balcon de Cerdagne, Bagatelle, le Nid Soleil,, Via Sol, Nivose, le Mas Catalan, la clinique de l’Espérance, le Chalet Saint Georges, Castel Roc, les Petits Lutins et le Home Catalan.

Le lac des Bouillouses

C’est un lac artificiel d’une superficie de 149 ha. Il est situé à une altitude de 2016 mètres. Il a une capacité de 19 000 000 de mètres cubes. Il sert à l’irrigation de la plaine du Roussillon et une partie de son volume (540 000 mètres cubes) est réservée au fonctionnement des canons à neige de la station de ski de Font-Romeu.

      

Le barrage en maçonnerie a été construit entre 1903 et 1910, dans une zone marécageuse du fleuve « La Têt » appelée « La Grande Bouillouse ». L’aménagement de ce lac visait à réguler le débit de la Têt et à fournir de l’électricité pour le fonctionnement du Train Jaune, grâce à des centrales hydroélectriques situées  quelques kilomètres en aval et alimentées par des conduites forcées.

        

Le lac et ses abords sont classés site naturel depuis le 24 juin 1976. C’est un haut lieu pour la randonnée pédestre et pour la pêche. C’est aussi la porte d’accès vers les chapelets de lacs d’altitude du massif du Carlit et les nombreux pics culminant à près de 3000 m.

       

         

FORMIGUERES / CAMPORELLS

Stitched Panorama

LES ANGLES / PARC ANIMALIER

 

 

Le petit train Jaune

Son histoire est intimement liée à celle de Font-Romeu, puisqu’il date de la même époque que la construction du Grand Hôtel au début du siècle dernier et permettait à la riche clientèle de l’établissement de venir dans ce palace (il est toujours utilisé de nos jours).

Sur son parcours, on dénombre 650 ouvrages d’art, dont 19 tunnels et deux ponts tout à fait remarquables : le pont Séjourné et le pont Gisclard (du nom des ingénieurs à l’origine de leurs conceptions).

     

Le pont Gisclard,  lui, est le premier pont suspendu construit au monde. D’une conception impressionnante pour l’époque et d’une élégance rare, il est l’emblème de la ligne.

Le pont Gisclard a une longueur totale de 234 mètres et une hauteur de 80 mètres. sa construction a duré deux ans, de 1906 à 1908.

L’église d’Odeillo

L’église d’Odeillo, antérieure au village, est dédiée à Saint Martin. Elle fut vraisemblablement construite au IXe siècle, dans le style roman.

Elle conserve de l’époque romane un beau portail sculpté, orné de deux chapiteaux, ainsi qu’une porte à ferrures. Devant la porte se trouve toujours une grille en fer couvrant une fosse qui était destinée à empêcher les loups et autres bêtes sauvages d’entrer dans l’église (ce qui en dit long sur les conditions de vie à l’époque).

A l’intérieur de l’église, on admirera le très beau retable retraçant la vie de Saint Martin.

L’édifice est classé au titre des monuments historiques depuis 1910.