Les sources d’eaux chaudes

Les Pyrénées se caractérisent par ses nombreuses villes thermales et sources d’eaux chaudes.

En effet, les profondeurs du  massif sont le lieu de frictions dans l’écorce terrestre qui sont à l’origine des eaux chaudes.

L’eau qui s’infiltre entre les roches granitiques, s’enfonce à 5 km de profondeur et se charge, au passage, de souffre, de nombreux minéraux et de gaz, très bénéfiques pour la santé.

Ce processus « ne se fait pas en un jour » : il faut 13000 ans pour que l’eau de surface atteigne cette profondeur. Lors de sa descente, l’eau qui s’est réchauffée de 3 degrés tous les 100 m  atteint la température de 130 degrés.

Ainsi, l’eau ou la neige tombée à l’âge de pierre, remplie de gaz et donc moins dense, remonte en quelques heures à la surface, via une faille, à une température de 75,7 degrés Celcius.

Les bains de Saint Thomas ont été exploités à partir de 1870 en tant qu’établissement thermal. En 1993, la mairie de Fontpédrouse décide de créer un centre thermo-ludique. Le succès est immédiat et les bains accueillent chaque année près de 100 000 personnes. L’eau qui jaillit des profondeurs à une température de 58 degrés, doit être refroidie. Elle est bicarbonatée, riche en fluor, en silice et en oligo-éléments. Un plancton thermal spécifique est réputé pour son action antalgique, décontractante, antiallergique et cicatrisante.

Henri Salvayre, hydrogéologue, réalise depuis 30 ans les sondages et les captages des bains de Dorres et de Llo.

Les bains de Llo ont une eau avec une teneur élevée en sulfates et on note la présence de lythium. Elle est utilisée dans le cadre de la relaxation et du bien-être, et non dans un but thérapeutique. L’eau est quand même bénéfique en cas de problèmes de peau, d’asthme et pour la récupération musculaire.

                     

Les sources des Escaldes sont connues depuis l’époque romaine (voir article sur la présence des romains en Cerdagne). Les bains de Dorres étaient utilisés pour laver le linge, les peaux ou la laine des moutons. En 1991, la mairie décide de créer des bains. Ils sont réputés pour la qualité de leurs eaux et les vertus adoucissantes et relaxantes.

 

                                                                             

Saint Thomas les bains

L’église d’Odeillo

L’église d’Odeillo, antérieure au village, est dédiée à Saint Martin. Elle fut vraisemblablement construite au IXe siècle, dans le style roman.

Elle conserve de l’époque romane un beau portail sculpté, orné de deux chapiteaux, ainsi qu’une porte à ferrures. Devant la porte se trouve toujours une grille en fer couvrant une fosse qui était destinée à empêcher les loups et autres bêtes sauvages d’entrer dans l’église (ce qui en dit long sur les conditions de vie à l’époque).

A l’intérieur de l’église, on admirera le très beau retable retraçant la vie de Saint Martin.

L’édifice est classé au titre des monuments historiques depuis 1910.

    

                                                                          

 

 

L’Art Sacré en Cerdagne

Remerciements chaleureux à Monsieur Jean-Louis BLANCHON pour ces précieux conseils. N’hésitez pas à consulter ses nombreux ouvrages et à vous inscrire aux visites des églises de Cerdagne qu’il met en place en été.

La Cerdagne se caractérise par la présence de nombreuses églises romanes, pour la plupart édifiées à partir du XIe siècle. L’ Art Roman se caractérise par des sculptures représentant des animaux fantastiques, des végétaux, des têtes humaines… dont on retrouve des exemples dans ces chapelles, notamment celle de Llo.

Elles ont été construites en granit avec le plus souvent un clocher-mur et possèdent parfois des colonnes en marbre blanc.

On peut admirer dans certaines d’entre elles des portails à chapiteaux sculptés, des fenêtres romanes, des retables baroques (sculptés et dorés sur bois au cours des 16ème et 18ème siècles), des peintures murales, des modillons sculptés, des fresques murales, des statues polychromes (Ermitage de Font-Romeu entre autres) et des fonts baptismaux dans l’église d’Ur (qui sont peut-être wisigothiques) et de Palau de Cerdagne datant du XIIIe siècle.

De nombreuses statues de la Vierge à l’Enfant (souvent des vierges noires), anguleuses, sont abritées dans des Camaril (petite chambre en catalan). On trouve de très nombreux Christs en croix.

A noter : sur la paroi de l’église de Dorres, se trouvent des haches de pierre polie du néolithique qui ont été scellées dans le mur par des crochets en fer (mélange intéressant des cultes chrétiens et de la préhistoire). De même, sur le clocher-mur de l’église d’Estavar se trouvent des éléments en marbre (vestiges des Romains ou du moyen-âge). Pour en savoir plus, reportez vous sur le magasine « SOURCES » édité par Messieurs Blanchon, Campmajo, Denis Crabol…

Pour avoir des détails de chaque église de la Cerdagne, je vous conseille de vous reporter sur l’excellent blog d’Alain Gillodes dont l’adresse est : http://www.alaingillodes.fr/patrimoine/chapelle_cerdagne_capcir_conflent/chapelles_romanes_cerdagne.htm

Je remercie Alain Gillodes de nous avoir permis de reprendre quelques très belles photos figurant sur son blog que vous verrez ci-dessous.

Si vous devez sélectionner quelques églises à voir absolument (vous ne pourrez pas toutes les visiter), d’après Monsieur Jean-louis Blanchon, il faut voir les très belles églises d’Ur (à arcatures lombardes) et d’Angoustrine, d’Hix (où je vous conseille d’aller lors du très beau festival de musique qui se déroule dans l’église l’été), de Dorres (chapelle de Belloch sur une montagne qui surplombe toute la Cerdagne), l’Ermitage de Font-Romeu bien sûr et l’église Sainte Eugénie de Saillagouse (retables et décors à fresques). Chez nos voisins catalans, les églises de Guils de Cerdanya ou de Bolvir méritent aussi une visite.

Nous disposons à l’Office de Tourisme de Font-Romeu d’un document sur l’Art Sacré et le Patrimoine qui est à votre disposition (où figurent aussi les abbayes du Conflent : Saint Michel et Saint Martin, les prieurés de Marcevol et de Serrabona…) mais aussi de l’Art Sacré en Catalogne proche.

N’hésitez pas à nous envoyer des photos ou des commentaires.

L’église Sainte Colombe de Via

L’église originelle date du Xème siècle. L’édifice roman actuel est, lui, du XIIIème siècle.

La partie romane ne concerne que la façade sud et le portail.

L’église abrite une statuette de Saint Vincent. Mais c’est le portail roman qui est le point d’orgue de l’édifice : il est surmonté d’une archivolte comportant deux arcs. Le premier arc est orné de têtes et de boules et le deuxième arc est de forme torique. On peut admirer deux colonnes en granit supportant des chapiteaux.

La porte est agrémentée de superbes pentures (bandes de fer clouées ou rivées transversalement sur la porte), véritable trésor de travail artisanal.

Enfin, au dessus du portail, saillit du mur un corbeau représentant un visage humain.

                                               

L’Ermitage

                                                      

En 1001, le comte de Cerdagne, Guilfred, fonde le Monastère de Saint Martin, qu’il dota en 1007 de toutes les possessions d’Odeillo. Pour développer la dévotion à Marie, les moines du monastère créèrent de nombreuses statues à son effigie, qu’ils éparpillèrent un peu partout dans leur territoire. Au début du XIIe siècle, en raison des pillages, nombre de ces statues ont vraisemblablement été caché.

      

Crédit photo pour les trois photos ci-dessus : Viviane Vignaud

De là naît la légende de l’invention et de Font-Romeu  :

Un bouvier remarqua qu’un taureau se rendait près d’une fontaine et creusait le sol fréquemment, en poussant de forts beuglements. il s’approcha alors de l’animal et découvrit dans le sol une statue de la vierge que le taureau avait tant de fois signalé. A l’annonce de ce miracle, la communauté d’Odeillo décida d’édifier une chapelle en ce lieu.

           

La chapelle primitive était de dimensions modestes. En 1525, elle fut remplacée par une autre, plus vaste. Le sanctuaire ancien fut remplacé en 1685 par le sanctuaire actuel. Ce n’est qu’en 1712 qu’on bâtit une petite chambre dédiée à la vierge, le Camaril. En 1733, on construisit un bâtiment abritant la piscine. Jusqu’en 1939, les voitures passaient au milieu de la cour de l’édifice, date à laquelle cette route fut déviée à l’extérieur de l’Ermitage.

              

La chapelle de l’Ermitage est surtout connue pour abriter un magnifique Retable et un somptueux Camaril.

Le Camaril est un petit salon de style baroque, éclairé par un lanternon octogonal. C’est un chef d’oeuvre de Joseph Sunyer et de Félix Escriba ( pour la décoration), datant du début du XVIIIe siècle. Il renferme quatre anges ailés grandeur nature, jouant de la contrebasse, du hautbois, de la ténora et du violon. Les anges aux ailes dorées et aux couleurs polychromes sont de très belle facture. On notera la grâce dans l’expression de leurs visages et leurs mouvements. L’artiste a utilisé la technique catalane de « l’Estofado » pour mettre en valeur et faire ressortir la finesse de leurs vêtements. Cette technique consiste à dorer la sculpture en bois, puis à appliquer la peinture et à la gratter pour faire ressortir la dorure. Ce qui permet de souligner la finesse des dentelles. On rentre dans le Camaril par deux portes s’inspirant des portes des grands appartements du Roi à Versailles. Dans la petite chambre dédiée à la vierge se trouve aussi deux médaillons représentant la présentation de Marie au Temple et la fuite en Egypte ainsi qu’un Christ en croix qui fait face à la statue de la vierge.

Le Retable a été sculpté entre 1704 et 1707 par Joseph Sunyer, puis doré et polychromé par Félix Escriba. C’est un triptyque de style baroque à la gloire de Notre Dame. Il illustre les principaux épisodes de sa vie : l’annonciation à Marie par l’ange Gabriel, l’adoration des bergers et des Rois Mages et la visitation de Marie à sa cousine Marie Madeleine. Y figurent de magnifiques angelots (putti) jouant du violon et de la trompette, des statues de Saint Martin et d’autres saints… Il possède aussi de magnifiques prédelles illustrant la légende de l’invention.
Tous les ans, le 8 septembre, a lieu l’aplec de l’ermitage, où les pélerins se réunissent nombreux pour rendre hommage à « Notre dame de Font-Romeu » et assister à la procession et  à la descente de la statue de la vierge à l’église Saint martin à Odeillo, où elle passera l’hiver.

                                  

 

          

 

 

Le Calvaire de Font-Romeu et les oratoires de Cerdagne-Capcir

Le calvaire de Font-Romeu :

Se dressant majestueusement sur l’une des collines boisées entourant Font-Romeu, le Calvaire est un charmant endroit d’où l’on jouit d’une vue panoramique à 360 degrés sur la Cerdagne.  D’un accès très facile, vous pourrez admirer à partir du sommet tous les pics enneigés de la Catalogne, du Canigou à la Sierra Del Cadi côté sud et du Col Rouge au Pic Carlit côté nord. Un peu plus bas s’élève la Chapelle de l’Ermitage.

Les oratoires de Cerdagne-Capcir :

Un oratoire est un petit édifice religieux constitué d’une niche où se trouve une statue de la vierge ou d’un saint, protégée par une grille. Il permettait autrefois à des paysans, excentrés par rapport à une église, de se recueillir, de prier.

Ces oratoires ont pour la plupart était édifiés à l’endroit d’un ancien culte païen qui a été christianisé. On les retrouve sur des chemins de pèlerinage, vers une chapelle ou un calvaire. A Font-Romeu, on peut voir des oratoires sur le chemin de la Vierge, qui amène du centre-ville à l’Ermitage. En granit, ils sont touchants par leur simplicité.

                  

                  

Mont-Louis

Il nous a semblé intéressant d’évoquer ici l’histoire de Mont-Louis, qui n’est pas négligeable.

Avant d’être une place forte, Mont-Louis était un hameau nommé Ovansa  (Ovansa pourrait provenir du patronyme latin Aventius, du nom du propriétaire d’un domaine agricole).

C’est en 1681 que débute la construction de Mont-Louis, confiée à Vauban par louis XIV.

Le site a été choisi en fonction de sa position stratégique, au carrefour du Conflent, du Capcir et de la Cerdagne et bien sûr de sa proximité avec l’Espagne. Il présentait aussi l’avantage d’avoir un côté nord-est très abrupt et surplombant la rivière de la Têt qui ne nécessitait pas de fossé à creuser ni de large rempart à construire. Avec le fort Libéria et la cité de Villefranche de Conflent, c’est toute la vallée qui était ainsi verrouillée.

Mont-louis était composée d’une citadelle et d’une ville haute. La citadelle comprenait une chapelle, un arsenal, deux magasins à poudre et la maison du Lieutenant du Roi. La ville haute était prévue pour loger une petite bourgeoisie d’artisans et des casernes d’infanterie.

Ce sont les soldats qui ont constitué la principale main d’œuvre pour la construction de la forteresse. Ils étaient 3700 en tout. Mal payés pour une rude tâche, ils étaient encadrés par des artisans spécialisés et surveillés par les intendants et les ingénieurs du roi. Les artisans à qui on a fait appel pour édifier Mont-louis étaient des maçons, des tailleurs de pierre, des charpentiers, des menuisiers, des forgerons, des puisatiers… Les travaux de gros œuvre ont duré deux ans et demi à peine, mais la totalité des travaux a duré dix ans en tout. La citadelle pouvait accueillir 2500 hommes. Mont-Louis est toujours la plus haute forteresse de France, à 1600 mètres d’altitude.

L’histoire de mont-Louis a été marquée par la révolution française. En effet, en 1793, le roi d’Espagne Charles IV prétendit mettre à la raison les régicides français. C’est alors que le général Dagobert se distingua en repoussant par deux fois les troupes espagnoles, et notamment en juillet 1793, celles du général La Penã au col de La Perche.

 

En 1887, les travaux reprennent pour améliorer l’organisation défensive des alentours de Mont-Louis. Des batteries et des redoutes sont entre autres installées aux Estagnols et à Bolquère et un chemin stratégique (dit chemin des canons) relie ces positions à Mont-Louis.

La forteresse de Mont-Louis sera occupée par les Allemands lors de la deuxième guerre mondiale, puis libérée par les forces françaises libres. En 1946, une unité parachutiste (le « 11e choc ») s’installe dans la citadelle. Elle sera suivie par la création du Centre National d’Entraînement Commando en 1964. Celui-ci est une véritable Académie militaire où viennent se former les moniteurs et instructeurs de l’armée, mais aussi un centre de formation aux réalités et aux conditions de terrain.

Mont-Louis est aussi un centre d’essais sur l’énergie solaire depuis 1948. C’est ici qu’a été installé le premier four solaire, avant celui d’Odeillo. On y fait des démonstrations de l’utilisation de l’énergie solaire dans la vie quotidienne : cuisson de céramiques, pile voltaïque, fusion de métaux, travail de pierres précieuses…

Mont-Louis est inscrit au Patrimoine Mondial de l’Unesco.

Le lac des Bouillouses

C’est un lac artificiel d’une superficie de 149 ha. Il est situé à une altitude de 2016 mètres. Il a une capacité de 19 000 000 de mètres cubes. Il sert à l’irrigation de la plaine du Roussillon et une partie de son volume (540 000 mètres cubes) est réservée au fonctionnement des canons à neige de la station de ski de Font-Romeu.

Le barrage en maçonnerie a été construit entre 1903 et 1910, dans une zone marécageuse du fleuve « La Têt » appelée « La Grande Bouillouse ». L’aménagement de ce lac visait à réguler le débit de la Têt et à fournir de l’électricité pour le fonctionnement du Train Jaune, grâce à des centrales hydroélectriques situées  quelques kilomètres en aval et alimentées par des conduites forcées.

Le lac et ses abords sont classés site naturel depuis le 24 juin 1976. C’est un haut lieu pour la randonnée pédestre et pour la pêche. C’est aussi la porte d’accès vers les chapelets de lacs d’altitude du massif du Carlit et les nombreux pics culminant à près de 3000 m.

 

 

FORMIGUERES / CAMPORELLS

 

                         

 

 

LES ANGLES / PARC ANIMALIER

 

La vallée d’Eyne

Située au départ du très beau village d’Eyne, la vallée au nom éponyme, classée réserve naturelle nationale, porte à merveille son surnom de vallée des fleurs. Bien connu des botanistes depuis le XVIIIéme siècle, ce territoire protégé est en effet célèbre pour ses fleurs remarquables et uniques, que l’on ne trouve que là.  Plus de 500 plantes, dont de nombreuses espèces endémiques, y ont été recensées ! Une flore incroyable, allant du Lis des Pyrénées à la Renoncule des glaciers, en passant par l’Adonis et le Jonc des Pyrénées… Que vous soyez passionné de botanique, amateur de fleurs sauvages ou féru de randonnée pédestre, les mois de juin à août sont la meilleure période pour admirer les innombrables plantes en fleurs de cette vallée enchanteresse.

Les plantes de la vallée d’Eyne ont servi de base à des « médicaments » (potions…) qui étaient élaborés dans la pharmacie de llivia, plus vieille pharmacie d’Europe.

De nombreux papillons peuvent être observés, comme le papillon « Appolon », ainsi que des Isards qui occupent sa partie supérieure, des renards, des martres. On peut apercevoir des marmottes sur le parcours !

Le sentier est bordé de rhododendrons (versant nord), de géraniums sauvages, de Grassettes… Au niveau de l’Orri de Baix pousse l’adonis en juin. La Xatardia ou persil des isards (endémique des Pyrénées Catalanes), la dryade à 8 pétales, la joubarbe à toile d’araignée et la Nigritelle (ou orchis vanille) se rencontrent plus haut en été.

En longeant le canal d’irrigation, vous découvrirez courant juillet quelques stations de lys des Pyrénées et de lys martagon.

Source : Découverte de la faune et de la flore en Roussillon.

Le Grand Hôtel

   Départ à ski depuis le Grand hôtel                              

                 

Vue depuis la terrasse d’une villa : 

La patinoire du grand hôtel :

 

Le grand escalier :      

Le bar :                                          

 C’est Albert Lafargue (un Perpignanais professeur de mathématiques dans un lycée Parisien) qui a eu l’idée le premier de la construction, dans la forêt de la Calme, au dessus d’Odeillo, d’un palace et d’un casino. Il s’associe à la « Compagnie des Chemins de Fer du midi » et une Société Anonyme est crée pour lever des fonds.

Soirée de gala :                               

La conception du bâtiment, proposée dans le style Art Nouveau, est confiée à deux architectes Parisiens : messieurs Louis Trinquesse et Henri Martin. C’est ainsi que la première pierre est posée le 28 août 1910.

Le ski vers l’Ermitage :

Tout le gros oeuvre sera réalisé en granit. Le palace comprendra 200 chambres avec un confort moderne pour l’époque. Il y aura plusieurs halls et salons et un parc boisé sera aménagé. L’hôtel sera pourvu du téléphone et du télégraphe ainsi que de tous les équipements sportifs nécessaires : terrains de tennis, croquet, patinoire, golf, piste de luge, de curling, de bobsleigh et de ski. Le casino aura sa salle de baccara, sa roulette et autres jeux. On trouvera aussi une bibliothèque, des salons de repos avec bars, des salles de dancing pour le plaisir de la riche clientèle. Enfin, des salles des fêtes feront office de salles de théatre ou de cinéma.

Le Casino de Font-Romeu :     

Le Golf :              

Le personnel de service comprendra une centaine d’employés. Ainsi est né, fin juin 1913, le « Grand-Hôtel », que l’on comparera à « un paquebot des cimes ayant jeté l’ancre dans la grande houle des sapins pleins de vent ». Dès son ouverture,  aidé par une publicité vantant les mérites de l’ensoleillement, de la luminosité et de la pureté de l’air de la Cerdagne, le Grand-Hôtel refusera du monde. Hélas, il va devoir fermer ses portes, lorsqu’éclate la première guerre mondiale. C’est en juin 1918 qu’il pourra ouvrir à nouveau. Les clients viennent de France, d’Angleterre, d’Espagne, de la Hollande et des U.S.A. Pourtant, le palace fermera une nouvelle fois ses portes en 1939, avec le début de la deuxième guerre mondiale. Après la guerre, la jet-set, les têtes  couronnées de l’époque et autres artistes, écrivains et célébrités ne seront plus en mesure de fréquenter l’établissement. Certains étages du Grand-Hôtel seront alors mis en vente et une structure hôtelière allégée (dirigée par René Chamayou, qui sera aussi maire de Font-Romeu) continuera à recevoir une clientèle mondaine.

L’hôtel ferme définitivement en 1975 et devient une résidence divisée en appartements.