Font-Romeu

Le lac des Bouillouses

C’est un lac artificiel d’une superficie de 149 ha. Il est situé à une altitude de 2016 mètres. Il a une capacité de 19 000 000 de mètres cubes. Il sert à l’irrigation de la plaine du Roussillon et une partie de son volume (540 000 mètres cubes) est réservée au fonctionnement des canons à neige de la station de ski de Font-Romeu.

Le barrage en maçonnerie a été construit entre 1903 et 1910, dans une zone marécageuse du fleuve « La Têt » appelée « La Grande Bouillouse ». L’aménagement de ce lac visait à réguler le débit de la Têt et à fournir de l’électricité pour le fonctionnement du Train Jaune, grâce à des centrales hydroélectriques situées  quelques kilomètres en aval et alimentées 

par des conduites forcées.

 

Le lac et ses abords sont classés site naturel depuis le 24 juin 1976. C’est un haut lieu pour la randonnée pédestre et pour la pêche. C’est aussi la porte d’accès vers les chapelets de lacs d’altitude du massif du Carlit et les nombreux pics culminant à près de 3000 m.

La route des Bouillouses

Le 20 juillet 1903 marque le début des travaux de la route d’accès au futur chantier des Bouillouses. Il a ainsi été fixé le 7 juillet que c’est à cet endroit que sera construit le barrage qui alimentera la ligne du Train Jaune en électricité.

Au mois de septembre 1904, 3 entrepreneurs travaillent à la réalisation de la route des Bouillouses. Les travaux seront toutefois stoppés à l’arrivée de l’hiver et du froid pour reprendre au mois de mai. La route sera finalement achevée le 11 juillet 1904, une petite année seulement après le début des travaux.

Longue de 15 kilomètres, la route des Bouillouses permettra de ravitailler les ouvriers qui travailleront sur la construction du barrage d’alimentation de la ligne.

 

 

 

FORMIGUERES / CAMPORELLS

 

                         

 

 

LES ANGLES / PARC ANIMALIER

 

Le Four Solaire d’Odeillo

Font-Romeu  jouit d’un très grand ensoleillement et d’un air d’une exceptionnelle pureté. Ces deux caractéristiques ont amené l’implantation à Odeillo d’un four solaire dont voici l’histoire en quelques lignes :

Le chimiste français Félix Trombe et son équipe ont réalisé à Meudon en 1946 une première expérience à l’aide d’un miroir de DCA pour montrer la possibilité d’atteindre de hautes températures très rapidement et dans un environnement très pur, grâce à la lumière du soleil fortement concentrée. L’objectif était de faire fondre du minerai et d’en extraire des matériaux très purs pour confectionner de nouveaux matériaux réfractaires plus performants.

Pour concrétiser cette filière et en tester les diverses possibilités, un premier four solaire fut construit à Mont-Louis en 1949. Quelques années après, sur le modèle du four de Mont-Louis et au vu des résultats obtenus, un four solaire de taille quasi industrielle fut construit à Odeillo. Les travaux de la construction du Grand Four Solaire d’Odeillo durèrent de 1962 à 1968 pour une mise en service en 1970.

       

Fervents partisans de l’énergie solaire et à la suite du premier choc pétrolier de 1973, durant la deuxième moitié des années 1970, les chercheurs du four solaire d’Odeillo orientèrent davantage leurs travaux vers la conversion de l’énergie solaire en électricité.
Ces travaux participèrent à l’étude d’une centrale solaire thermique qui sera réalisée par EDF en 1983. C’est la centrale THEMIS dont l’expérimentation dura de 1983 à 1986.
La fermeture aux expérimentations solaires de la Centrale Solaire Thémis entre 1987 et 2004 signifiait la mise en sommeil des recherches sur la conversion de l’énergie solaire en électricité. Le laboratoire du Grand Four Solaire d’Odeillo recentre son activité sur l’étude des matériaux et la mise au point de procédés industriels avec l’appui de Claude Dupuy de Crescenzo, devenant le laboratoire de l’IMP (Institut de Science et de Génie des Matériaux et Procédés).

Avec le retour des préoccupations énergétiques et environnementales, le laboratoire s’implique à nouveau dans la recherche de solutions concernant l’énergie et l’environnement, sans renier ses compétences uniques dans le domaine des matériaux et procédés. PROMES (Procédés Matériaux et Energie Solaire) – c’est le nom actuel du laboratoire – travaille aujourd’hui, en plus des recherches sur les matériaux, sur différents systèmes de production d’électricité, d’extraction de l’hydrogène par voie solaire et divers procédés de retraitements de déchets (y compris radioactifs).

          

 

Le Petit Train Jaune

Son histoire est intimement liée à celle de Font-Romeu, puisqu’il date de la même époque que la construction du Grand Hôtel au début du siècle dernier et permettait à la riche clientèle de l’établissement de venir dans ce palace (il est toujours utilisé de nos jours).

Sur son parcours, on dénombre 650 ouvrages d’art, dont 19 tunnels et deux ponts tout à fait remarquables : le pont Séjourné et le pont Gisclard (du nom des ingénieurs à l’origine de leurs conceptions).

     

Le pont Gisclard,  lui, est le premier pont suspendu construit au monde. D’une conception impressionnante pour l’époque et d’une élégance rare, il est l’emblème de la ligne.

Le pont Gisclard a une longueur totale de 234 mètres et une hauteur de 80 mètres. sa construction a duré deux ans, de 1906 à 1908.

 

 

 

 

 

 

Une autre vidéo sur le Petit Train Jaune :

L’arboretum de Font-Romeu

Remerciements à Monsieur Bruno ROBERT, responsable O.N.F. Font-Romeu, pour ses précieux conseils.

La forêt originelle de pins à crochets est attaquée par un champignon parasite appelé « l’armillaire couleur de miel ». Des versants entiers de la montagne sont décimés. Il faut donc trouver des arbres résistants à ce « ravageur ».

En 1925, les Eaux et Forêts ont mis en œuvre la plantation de 13 espèces d’arbre (en foresterie, on dit essence) pour reconstituer la forêt de la Calme. Ce sont donc 133 000 plants qui ont été mis en terre. Mais très peu de plants ont survécu  à cause de la morphologie du sol (sol acide et très peu profond), du climat rude et de la pratique intensive du pâturage.

C’est ainsi qu’on décida de créer un « champ d’expérience » où seraient plantées de nombreuses essences afin de tester leur aptitude à résister aux conditions locales. Ce type d’équipement porte le nom « d’arboretum d’élimination » : on ne fait que constater la mort ou la survie des éléments introduits en vue de leur implantation ultérieure.

Ce champ d’expérience se situe entre le refuge de Farneils et Pyrénées 2000, dans un enclos au sein de la forêt domaniale de Font-Romeu gérée par l’ONF. Il s’agit d’un arboretum, crée en 1938, sur une superficie de 8,5 ha, exposé au nord-Est, sur un sol granitique. Il se situe à une altitude comprise entre 1800 et 1850 mètres.

Son altitude élevée lui confère peut-être le titre de plus haut arboretum de France, voire d’Europe.

Pin à crochets, photo Marc Reynes

Entre 1951 et 1977, 3000 plants de 33 espèces résineuse furent installés dans des placeaux répertoriés. Ce bel ordonnancement d’origine a été quelque peu perturbé par l’invasion de semis naturels de pins à crochets et d’épicéas.

Les échecs ont été nombreux (pauvreté du sol, gelées…). Malgré tout, on peut dire que l’arboretum est une réussite en ce qui concerne : les épicéas d’Engelmann et les mélèzes, ainsi que les sapins nobles. On trouve une très belle collection d’arbres, dont certains très rares en Europe.

Ainsi, on y dénombre à ce jour un peu moins d’une trentaine d’essences résineuses ainsi que quelques feuillus autochtones (saules, aulnes, sorbiers et deux érables).

Ont aussi été plantés des mélèzes d’Europe, du Japon, des épicéas communs, des épinettes noires, des épicéas du Japon, d’Orient, des épicéas bleus; différents types de pins : pins contorta ou de Murray (originaires de l’Ouest de l’Amérique du Nord, de l’Alaska au Mexique), des pins « peuce » (originaires des Balkans) et des pins Ponderosa (l’arbre du Far-West).

Enfin, différentes plantes sont aussi présentes : de la vératre, des grandes gentianes, de l’aconet nipel, du « gispet », de la molinée, du bois-joli, des églantiers et des genevriers.

A ce jour, on peut donc déterminer quelles essences d’arbres sont les mieux adaptées en vue de leur introduction.

L’arboretum nous fait prendre conscience de notre patrimoine naturel et de sa fragilité, en plus de constituer un très beau parcours de randonnée et le refuge de nombreuses espèces animales (cerfs, chevreuils, biches, oiseaux…).

Un jour peut-être sera implanté au sein de cet arboretum un équipement d’accueil destiné au grand public.

Savez-vous de quelle essence d’arbre il s’agit ?

   

Le pin à crochets, un arbre endogène des montagnes des Pyrénées-Orientales

Le pin à crochets est appelé ainsi car la base des écailles de ses cônes est recourbée.

Il est présent dans les montagnes des Pyrénées Orientales depuis bien avant l’ère glaciaire et il a survécu à celle ci.

Son écorce est grise, ses aiguilles vert foncé, attachées par deux. Sa hauteur est comprise entre 10 et 25 mètres. Plus on monte en altitude, plus il est petit et « rabougri » pour supporter les fortes amplitudes thermiques et le vent violent.

Il peut vivre jusqu’à 2000 ans et croît de 1500 m à 2700 mètres (étage subalpin) parmi la lande et les rhododendrons. Une fois mort, il se momifie et continue à rester intact.

On peut dire qu’il est spécifique des montagnes des Pyrénées Orientales car le département concentre à lui seul plus de la moitié de sa surface de distribution dans le monde.

Il pousse sur les sols acides et dans les zones humides (eaux stagnantes ou mouillères et tourbières). Il croît en peuplement pur, là où les autres espèces d’altitude sont absentes. Depuis, d’autres essences ont été plantées : sapins, pins sylvestres, mélèzes, feuillus, bouleaux, épicéas etc…

Le pin à crochets ou pin de montagne est particulièrement bien adapté à son environnement : il peut pousser sur des pentes abruptes, dans les minces fissures d’un rocher, sur des falaises, dans le roc et des éboulis. Il aime le soleil et peut aussi bien résister à la sécheresse, qu’au froid et au vent.

Il nourrit les oiseaux comme le Grand Tétras, les pinsons et les mésanges huppées (surtout l’hiver quand la végétation est rare); les rongeurs (écureuils roux, loirs et lérots); les mulots et les campagnols; le pic épeiche qui y creuse sa loge et le bec croisé des sapins.

L’homme utilise sa résine pour confectionner la poix et des torches, et le bois pour se chauffer, pour fabriquer des charpentes et en menuiserie. Dans le département, on s’en sert aussi pour fabriquer des palettes et du bois aggloméré. On l’utilise également pour le reboisement (car c’est une essence très prolifique, chaque arbre produisant trois millions de graines) et pour lutter contre l’érosion et maintenir les sols.

Avec le réchauffement climatique, il est malheureusement attaqué par les chenilles processionnaires qui montent de plus en plus en altitude.

 

Galerie d’images anciennes de Font-Romeu

Suivre le lien pour lire une vidéo de l’INA sur Font-Romeu en 1965 :

www.ina.fr/video/RBF01010141

Premières villas de Font-Romeu

 

 

 

 

 

Les Bouillouses et les pics Péric

 

 

 

 

 

L’hôtel Régina

 

 

 

 

Balade en traîneau

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La première « baraque » à la place du régina (petit restaurant pour les ouvriers du Grand-Hôtel qui était tenu par mon arrière grand-mère)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Premiers skieurs :

Route de l’ermitage :

 

 

 

 

 

débuts de l’avenue Joffre :

 

 

 

 

Ski à côté de l’Ermitage :

 

 

 

 

Champs à côté des premiers chalets

 

 

 

 

 

La prairie de l’ermitage

 

 

 

 

 

Villa Avenue Joffre :

 

 

 

 

 

Les débuts de l’avenue Jean Paul

 

 

 

 

 

Ski dans les champs de l’Avenue Joffre

 

 

 

 

Font-Romeu côté est

 

 

 

 

 

La maison de repos l’Espérance

 

 

 

 

 

L’Hôtel Bellevue Beau Site

 

 

 

 

 

Premières remontées :

 

 

 

 

 

Berges du lac des Bouillouses

 

 

 

 

 

Font-Romeu côté ouest  :

 

 

 

 

 

Le Calvaire

 

premières villas

 

 

 

 

 

Vue depuis l’avenue Joffre :

 

 

 

 

 

Ski avec vue sur le cambre d’Aze

 

 

 

 

 

La villa Saint Paul

 

 

 

 

 

Les débuts de la route des Bouillouses

 

 

 

 

 

Le déversoir du « trop plein » des Bouillouses

 

 

 

 

 

Aplec de l’Ermitage

 

 

 

 

Les Grands Chalets, anciens garages du Grand-Hôtel

 

 

 

 

 

 

Skieur au Péric

 

 

 

 

 

Village d’Egat et Tour de guet

 

 

 

 

 

Chaos de Targasonne

Le climatisme

Le climatisme est l’ensemble des activités liées au traitement des maladies infectieuses, principalement et historiques la tuberculose, grâce aux  bienfaits du climat (air pur, ensoleillement) et accessoirement au repos, aux exercices physiques modérés et à une alimentation riche.

La géographie particulière de la Cerdagne (haut plateau d’altitude  cerné de hautes montagnes, parcouru de vents secs et de courants atmosphériques particuliers, et situé non loin de la méditerranée) la protège des perturbations atlantiques et des dépressions venues d’Espagne, des perturbations venues du nord (la Cerdagne jouit d’un climat et de températures sensiblement différents de ceux de la vallée du Capcir pourtant tout proche) ainsi que des courants marins qui remontent la vallée de la Têt en provenance du Roussillon.

Il en résulte un micro climat qui protège Font-Romeu et ses alentours des perturbations : la station profite d’un fort ensoleillement, d’un air pur et d’un climat très sec qui, liés à la haute altitude, favorisent l’absence d’allergènes et d’acariens.

Le climatisme s’est développé à Font-Romeu dès les années 1920-1930. Il prend deux formes : la lutte contre la tuberculose, marquée notamment par l’ouverture en 1924 du sanatorium de la Fédération des Écoles Publiques l’asthme suivi par celle de très nombreuses maisons d’enfants. Ce mouvement est favorisé par la croisade sanitaire de l’entre-deux-guerres et les mesures sociales adoptées sous le Front Populaire.

Sanatorium héliothérapique d’Odeillo, 1924
Patients en cure héliothérapique sur les terrasses du sanatorium d’Odeillo

 

 

 

 

 

 

 

Les maisons d’enfants employaient un nombreux personnel médical spécialisé.

Pas moins de treize établissements sur la station prodiguaient leurs soins aux enfants. De plus, ceux-ci pouvaient suivre une scolarité complète au Collège et Lycée Climatique et Sportif de Font-Romeu. Ils résidaient donc à Font-Romeu tout le temps nécessaire à leur rééducation, parfois même de nombreux enfants se sont installés définitivement dans notre village, ont fondé des familles, trouvé du travail… Ces enfants étaient souvent accompagnés par leurs familles qui logeaient sur la station et participaient à la renommée de Font-Romeu au niveau national et même international (les enfants venaient du monde entier). D’où un apport de richesse économique mais surtout humain pour notre commune.

La clinique du docteur Capelle, pionnier du traitement de la tuberculose à Font-Romeu

 

 

 

 

 

 

 

Les établissements de santé étaient les suivants : Bagatelle, le Balcon de Cerdagne (Fédération des Écoles Publiques), Castell Roc, le Chalet Saint-Georges, l’Espérance, le Home Catalan, Ker Anna, le Mas Catalan, le Nid Soleil, Nivôse, les Petits Lutins, le Poussinet et Via Sol.

Jeune patients en cure héliothérapique

            

Les Hôtels de Font-Romeu-Odeillo

Depuis le début du XXe siècle,  Font-Romeu-Odeillo-Via a compté plus d’une vingtaine d’établissements hôteliers

Au début de la station, dans les années 10 et 20,  la clientèle, issue de la bourgeoisie fortunée, est avant tout constituée d’épouses avec leurs enfants qui passent l’été à Font-Romeu pendant que les époux travaillent. En hiver, la station ne compte presque aucun client.

Au fil du temps, tandis que l’industrie du tourisme se développe, des résidences de tourisme voient le jour et les hôtels commencent à décliner (il n’en reste plus que 5 aujourd’hui).

Désormais, les locations se font essentiellement via des particuliers et les sites dédiés sur Internet.

Voici la liste de tous les hôtels de Font-Romeu-Odeillo depuis 1913.

Les premiers établissements hôteliers de Font-Romeu :

Le Grand Hôtel dont Fernand Bouyonnet fut le premier le Directeur.

Photo Marc Reynes

les Pabordes à l’Ermitage qui accueillaient les pèlerins. Devenu hôtel après la guerre, il fut exploité par François Vergés, puis Madame Gashard.

L’Hôtel Regina qui était tenu par la famille Reynes-Ribeil, puis par Messieurs Falgarettes et Albert Carrère.

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L’Hôtel de la Poste, tenu par Madame Goare.

L’Hôtel-Villa Saint Paul avec la famille Jacoupy (Monsieur Jacoupy a aussi été Directeur du Syndicat d’Initiative après-guerre).

L’Hôtel Pyrénées, 1930, propriétaire Monsieur Bouyonnet qui tenait aussi du palace parisien  L’Ambassador et fut Directeur du Grand Hôtel et maire de Font-Romeu.

L’Hôtel Cara Sol exploité par Monsieur et Madame Thomas.

L’Hôtel Bellevue construit par la famille Ricart qui possédait également aussi une cà travers toute la chaîne des Pyrénées (Lourdes, Gavarnie., etc.). L’hôtel a ensuite été tenu par la famille Puy-Capelle.

Le Castel Negro : bâti par un riche « bananier » barcelonais, Monsieur Doncel (qui a aussi financé l’église du Christ-Roi toute proche), l’établissement est ensuite devenu un hôtel sous la direction de Monsieur Freidig.

L’hôtel Le Patio Catalan, exploité par Monsieur Soubeyrand.

l’ Hôtel Le Stella qui appartenait à la famille Goudin (Monsieur Goudin était un très bon photographe et il a fait de très belles photos et cartes postales de Font-Romeu). Cet hôtel  était à la place de la résidence Le Yéti, près du Casino.

En face se trouvait l’Hôtel Le Soleil d’Or, propriété de la famille Touron.

L’Hôtel Le Bon Accueil (à l’emplacement de l’actuel Parking Borrel), à côté du Mas Catalan. Il a été tenu par Mademoiselle Aymeric, puis par la famille Vignaud. Après sa destruction, la famille Vignaud a tenu l’Hôtel Clair Soleil, situé un peu plus bas dans la station.

L’Hôtel Le Coq Hardi à Odeillo, (l’actuelle l’Auberge La Chouette). Il appartenait à la famille Comes, puis a été exploité par Monsieur Sageloly.

L’Hôtel Mir, situé au-dessus de l’église d’Odeillo. Il était tenu par Monsieur Carrère .

Au village d’Odeillo :

Les hôtels L’Oustalet (à Via) qui appartenait à la famille Rosell  et Le Romarin.

l’Hôtel Clair Soleil

l’Hôtel Le Cadran Solaire, rue du Balcon Sud.

L’Hôtel Y Sem Bé tenu par la famille Demelin , maire de Font-Romeu. Il a aussi également été tenu par Monsieur Freidig.

Les établissement les plus récents :

L’Hôtel Carlit a été tenu par la famille Fornés. Une annexe existait aussi à l’époque : l’Hôtel des Cîmes, devenu la Résidence Les Cimes, tenue par la famille Fornès et Madame Fornès-Bouscarle.

Le Sun Valley bâti par la famille Durban et qui fut tenu par Monsieur Mitjaville (aujourd’hui fermé).

L’Hôtel Le Grand Tetras, tenu par la famille Sarda.

L’hôtel L’Orée du Bois, tenu par Monsieur Pierre Olive.

Ci-dessous, quelques photos de l’Hôtel Régina à ces débuts.

En 1913, avant la construction l’hôtel proprement dit, s’élevait à cet endroit une « cantine » créée par mon arrière grand-mère Marguerite Ribeil. Si cette cantine était ouverte à tout le monde, elle était surtout fréquentée par les ouvriers chargés de la construction du Grand Hôtel.

On reconnait sur cette photo mon arrière grand mère à droite, aux côtés de mon grand oncle Ernest Reynès. On reconnait aussi sur les photos Monsieur Boyer, qui était responsable de la gestion des forêts, à qui on doit la plantation de la forêt du Calvaire et de la belle forêt de sapins qui surplombe le pont Gisclard.

Le Lycée Sportif

Dans les années 1920, le Lycée n’existait pas encore, mais déjà les équipes nationales de bobsleigh et de luge venaient s’entraîner aux abords du Grand Hôtel. Font-Romeu a de tous temps attiré tous les sportifs, de haut niveau ou simples amateurs. Ceux-ci viennent dans la station pour profiter de son climat sec et ensoleillé et des bienfaits reconnus de son altitude pour les performances sportives. Ainsi, dans les années 1950, le marathonien Alain Mimoun (champion en 1956 aux jeux de Melbourne) et le nageur Jean Boiteux (champion en 1952 aux jeux d’Helsinki) fréquentent déjà le site.

Les Jeux Olympiques de Mexico doivent se dérouler en 1968 à une altitude de 2000 mètres. Pour optimiser la préparation des athlètes, les autorités de l’époque recherchent en France un site approprié : fort ensoleillement, air sec et altitude similaire. C’est ainsi, qu’en 1966, est décidée la création à Font-Romeu du Centre National d’Entraînement en Altitude Marceau Crespin, couplé au Lycée climatique et sportif Pierre de Coubertin.

 

La construction du centre a duré deux ans, de 1966 jusqu’à son ouverture en 1967. Elle a lieu  sur un terrain se trouvant dans la forêt bien au dessus du Grand Hôtel et est confiée par Maurice Herzog (Ministre des Sports de l’époque) à l’architecte Taillibert (concepteur du Parc des Princes et du Stade Olympique de Montréal).  De conception moderne, elle a nécessité 30 000 mètres cubes de béton et plus de 1000 ouvriers ont participé à sa réalisation.

         

C’est ainsi que la piscine, la patinoire et la première piste d’athlétisme d’Europe équipée en tartan,  voient le jour, dans des conditions parfois extrèmes  de basses températures (-20° Celsius en hiver). Ces efforts ne seront pas vains, puisque Colette Besson, qui s’est entraînée sur la toute nouvelle piste, obtiendra la médaille d’or du 400 m lors des jeux olympiques de Mexico. S’en suivront 42 médailles olympiques obtenues par des athlètes qui auront bénéficié de ces bonnes conditions d’entraînement. Entre autres athlètes et non des moindres, citons le nageur Russe Popov, les nageuses Françaises Laure Manaudou et Christine Caron, le patineur Philippe Candelloro, la marathonienne Paula Radcliffe, l’équipe de France de biathlon avec Martin Fourcade (double champion Olympique), l’équipe de France de pentathlon, l’équipe de France de rugby (qui est venue s’entraîner avant les mondiaux de 1999 et 2007) et surtout l’équipe de France de football d’Alain Giresse et Michel Platini avant le mondial d’Espagne en 1982.

     

La particularité du site  de Font-Romeu est de faire coexister un centre d’entraînement pour sportifs de haut niveau (équipes internationales de natation, de lutte, de gymnastique, de patinage de vitesse, de fond et de demi-fond, d’escrime, d’athlétisme…) avec un Lycée accueillant depuis plus de 40 ans des sections sport-études de niveau national ainsi que des élèves asthmatiques venant se soigner en profitant du climat et de l’absence d’acariens. S’y ajoutent de nos jours les étudiants en STAPS et du CREPS de Montpellier.

Suivez le lien ci-dessous pour une vidéo sur l’équipe de france de football à Font-Romeu :

www.ina.fr/video/CAB8101857201

 

Quelques photos personnelles

L’administrateur de ce blog a souhaité partager quelques photographies personnelles témoignant de la vie du village autrefois. Si vous souhaitez, de même, voir vos images publiées sur ce blog, merci de les lui adresser, de préférence datées et assorties de légendes détaillées.

Aux prémisses de la station : le restaurant des Sapins, le chalet-baraquement tenu par Marguerite Ribeil-Reynes à l’emplacement actuel de l’Hôtel Regina que Marguerite fera construire plus tard. On aperçoit la propriétaire à droite sur cette photo avec ses deux fils, Ernest et Henri Reynes et son époux. Au centre de la photo, M. Boyer, garde des Eaux-et-Forêts est l’oncle de Marguerite. Mme Boyer est assise (à gauche).
L’Hôtel Regina ; construit par  Marguerite Ribeil-Reynes sera plus tard tenu par Henri Reynes (mon grand-père), Ernest, son frère, et leurs épouses. Henri conduit le taxi garé devant l’hôtel et propose des excursions à travers les Pyrénées aux clients de l’hôtel.
Photos de l’école. En haut, à gauche, mon poère, Henri Reynes. An bas, à droite, mon oncle Jean Reynes

 

 

 

L’épicerie l’Abeille d’Or que tient Jeanne Desprats, ma grand-mère, à la fin des années 30. Photo: archives personnelles.
Mes arrière grands-parents, Jules et Marie Desprats et un de leurs petits-fils (Henri ou Jean)
En mars 1944 : chute de neige exceptionnelle. La neige arrive jusqu’au balcon du premier étage de la maison située avenue Brousse. Photo : archives personnelles
Henri (mon père) et Jean (Jeannot, mon oncle) à skis

 

Le camion de la Poule au Pot (établissement situé au pied des pistes). Photo : archives personnelles

 

 

 

 

 

Les rencontres d’athlétisme en 1988 et 1989

Petit rappel : c’est le colonel Marceau Crespin, connaissant bien la région, car il avait commandé la base d’Hélicoptères de Sainte Léocadie, qui, devenu directeur de cabinet de Maurice Herzog, Ministre des Sports, a « insisté » auprès de celui-ci pour que le site de Font-Romeu soit choisi, de préférence à celui de Tignes, pour la création d’un Centre National d’Entraînement en Altitude, ainsi que d’un Collège et Lycée Climatique et Sportif.

Le 12 décembre 1964, le Conseil des Ministres du Général de Gaulle (Président de la République à cette époque) décidait la construction du Centre et du Lycée. Les travaux débutèrent début mars 1966 et furent confiés à l’architecte Taillibert.

L’existence de ce formidable outil, conçu au début pour l’entraînement des athlètes en vue des J.O. de Mexico, éveilla chez certaines personnes le désir de pérenniser son utilisation. C’est ainsi que Maurice Girma, habitant de la commune et féru d’athlétisme (Président de « l’Association pour la Promotion des Meetings d’Athlétisme de Font-Romeu »), Robert Gras (entraîneur de la section sports études d’athlétisme) et le proviseur du Lycée Monsieur Bentosela, unirent leurs efforts pour que le C.N.E.A. soit le lieu de rencontre des meilleurs athlètes lors de meetings internationaux.

Ils contactèrent Robert Bobin, président de la FFA, et l’invitèrent sur le site pour attester de l’excellence des installations sportives. Robert Bobin décida alors l’organisation de deux rencontres d’athlétisme avec les meilleurs compétiteurs du moment lors des étés 1988 et 1989.

Lors de l’été 1988, l’élite des athlètes français fit le déplacement, à l’exemple de Pierre Camara de Montpellier qui remporta le triple saut (16,50 mètres, meilleure performance de l’année). Il garda un si bon souvenir de Font-Romeu qu’il y revint en vacances en hiver.

L’année suivante, le 27 juillet 1989, « le Meeting Marceau Crespin » réunit un « plateau » très relevé : Barré, Diagana, Canti… sur 400 m et un quatuor royal sur les 100 et 200m avec Sangouma, Marie-Rose, Trouabal ainsi que Morinière. Chez les dames, on notera la présence de Marie-Josée Pérec qui ne força pas son talent pour remporter le 200 mètres. Giquel passa la barre des 2,25 m au saut en hauteur. Le 100 m fut remporté par Marie-Rose (10’’21) devant Sangouma (10’’26), temps assez significatifs pour l’époque. Le sprinter Marie-Rose préparait ainsi de la meilleure des façons sa participation aux J.O. de Séoul qui devaient se dérouler deux mois plus tard.

Ces meeting furent un succès à en juger par la satisfaction du Ministre de la Jeunesse et des Sports de l’époque, Roger Bambuck, qui, lui-même, avait fréquenté le site en tant qu’athlète et était présent lors de la deuxième compétition. De plus, Colette BESSON, pressentie pour être la marraine des meetings, avait accepté avec joie. La construction de l’Espace Sportif de Font-Romeu a été décidée en l’honneur de Colette Besson, dont il porte depuis le nom.

          

          

 

Le musée sans murs

Sur le sentier de la Vierge, qui relie Font-Romeu à la chapelle de l’Ermitage, a été aménagé un « musée à ciel ouvert ».

En effet, tout au long du chemin arboré ont été exposées des oeuvres d’art. On peut dire que le Musée Sans Murs est « le lieu de rencontre entre l’Art et la Nature ».

C’est l’occasion d’une petite balade dans la forêt, agrémentée par la vue d’une vingtaine de sculptures représentant chacune des intérêts différents.

C’est ainsi qu’elles symbolisent la spécificité de Font-Romeu : « le soleil et la glisse »; le sport avec l’hommage rendu au célèbre cavalier du département Jean Pierre JONQUERES D’ORIOLA et sa monture; la nature avec des représentations stylisées d’un aigle et d’un cheval, d’oiseaux survolant la mer, ou encore d’ours.

l’Art au sens propre du terme n’est pas non plus oublié, avec la sculpture représentant « La Danse » de l’artiste Yvan ROGER.

Une oeuvre symbolisant un « castel » (pyramide humaine) rappelle l’identité catalane.

Enfin, les thèmes de la femme et de la maternité (qui siet si bien au sentier de la vierge) et de la « relation homme-femme » à travers un couple enlacé sont aussi présents.

Devant la chapelle de l’Ermitage, tout au bout du chemin, on pourra voir la sculpture « du pèlerin et de la porteuse d’eau » qui rappelle l’étymologie du nom de font-Romeu : « La fontaine du pèlerin ».